Quel est l'avenir des SCS ?

Par 25 février 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Créées en 1991 pour dynamiser le marché des téléphones mobiles, les sociétés de commercialisation de services (SCS) sont confrontées de plus en plus à la concurrence des réseaux de vente directe d...

Créées en 1991 pour dynamiser le marché des téléphones mobiles, les
sociétés de commercialisation de services (SCS) sont confrontées de plus
en plus à la concurrence des réseaux de vente directe des opérateurs.
A ce jour, onze sociétés ont reçu une licence leur permettant de
distribuer et de gérer les abonnements GSM. En contrepartie
d'investissements substantiels (d'environ 60 millions de F chacune), les
SCS sélectionnées bénéficient de la part des opérateurs d'un
accompagnement de leur croissance et de la garantie d'une bonne
rentabilité.
C'est France Télécom et SFR qui ont demandé aux SCS d'intervenir sur le
marché français pour contribuer au développement du GSM. Mais les deux
opérateurs ont également créé leur propre SCS : FTMS pour France Télécom
et C2CSM pour SFR.
Ayant démarré début 1993 la commercialisation du GSM, les SCS ont réalisé
plus de 50 % des ventes d'abonnements dans les premières années. Parfois,
elles ont été à l'origine de services repris par les opérateurs, comme les
premiers forfaits mensuels GSM (abonnement et communications) ou les
premières solutions packagées (mobile et abonnement).
Elles ont également développé des réseaux de distribution. Ayant adapté
l'offre et le service à chaque typologie de canal de vente, elles sont à
l'origine de la forte percée du GSM tant dans le milieu professionnel que
sur le marché grand public.
Bouygues Télécom, pour sa part, arrivé plus récemment sur le marché du
téléphone mobile, a préféré ne pas recourir aux SCS.
Fin 1998, on comptait 7 SCS indépendantes travaillant sur les deux
réseaux : Carrefour, Vodafone, Hutchinson, Debitel, CMC, Tel.Co et Sagem.
Locatel, Extenso et Bosch ont été reprises par d'autres. Employant plus de
5 000 personnes, elles gèrent ensemble un parc de 1,7 million de clients,
soit environ 20 % des abonnés français ayant souscrit un contrat.
Présentes dans tous les canaux de distribution, certaines d'entre elles
ont développé leur propres points de vente.
Les SCS sont à l'origine du GIE Préventel qui, par la création d'un
fichier commun, permet de prévenir les impayés importants en matière de
téléphonie mobile. Gérant les abonnements de leurs clients, elles
recouvrent également le montant des factures et sont totalement
responsables des créances impayées pour lesquelles elles règlent la
totalité des communications passées aux opérateurs.
Les 7 SCS indépendantes, regroupées au sein de l'Association des sociétés
de commercialisation de services en téléphonie (ASCS), participent avec
les associations de consommateurs aux tables rondes organisées par l'ART
pour apporter des solutions aux questions des abonnés.
Dès à présent, au sein d'une seule structure de gestion, les SCS peuvent
globaliser les différentes offres, fixes et mobiles, mais aussi Internet.
Leur capacité de gestion et de facturation de comptes clients, leur
expérience en matière de centres d'appels (chaque SCS gère un flux
quotidien de plusieurs milliers d'appels) devraient permettre à ce type de
sociétés, très flexibles et réactives, de tirer partie d'un marché en
pleine croissance.
(Deux pages - le Journal du Téléphone - février 1999)

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