Pour Lawrence Weinbach, le nouveau PDG d'Unisys, la société doit renouer

Par 04 décembre 1997
Mots-clés : Smart city, Europe

rapidement avec la croissance. Au cours des dernières années, Unisys a connu des épisodes douloureux. En 1996, la société a retrouvé modestement le chemin des bénéfices (50 millions de dollars contr...

rapidement avec la croissance. Au cours des dernières années, Unisys a
connu des épisodes douloureux. En 1996, la société a retrouvé modestement
le chemin des bénéfices (50 millions de dollars contre une perte de 625
millions un an plus tôt). Sur les neuf premiers mois de l'exercice en
cours, elle réalise un bénéfice de 112 millions de dollars. En précisant
que l'endettement du groupe (2,3 milliards de dollars) coûtait
annuellement 235 millions d'intérêts, Lawrence Weinbch, à la tête de la
société depuis l'été dernier, souligne "Unisys a de nombreux atouts avec
une base de 50 000 clients fidèles, de bonnes technologies et de bons
produits, mais le poids de sa dette nuit à sa profitabilité. Ma prioriété
va consister à réduire cette dette d'1 milliard de dollars en deux ans et
de ramener les frais financiers à moins de 100 millions de dollars".
Espérant pour l'an prochain un chiffre d'affaires "de plus de 7 milliards
de dollars", Lawrence Weinbach veut aussi poursuivre une politique de
contrôle des coûts permettant à la société de sortir durablement de ses
difficultés passées et d'être à nouveau "attrayante pour les
investisseurs". Le groupe tout en voulant privilégier le développement
dans les services, notamment de télécommunications et de services pour
Internet, entend reprendre le développement de ses activités en Europe
"les effectifs européens seront plus nombreux dans un an". En 1997, Unisys
devrait réaliser en Europe un chiffre d'affaires de 2 milliards de dollars
et en France où le groupe emploie 1 050 personnes, 2,2 milliards de F
(Les Echos - L'Agefi - 04/12/1997)

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