Le leader mondial des télécoms, NTT, perce difficilement en Europe.

Par 18 novembre 1997

S'étant félicité de la percée récente de son groupe aux Etats-Unis et du rôle considérable qu'il jouait sur le marché asiatique "qui demeure pour nous, à tous points de vue, le plus important", Mits...

S'étant félicité de la percée récente de son groupe aux Etats-Unis et du
rôle considérable qu'il jouait sur le marché asiatique "qui demeure pour
nous, à tous points de vue, le plus important", Mitsuhira Takase,
vice-président de NTT, a toutefois admis "L'Europe est notre point faible.
Ce n'est pas un marché facile. Il compte déjà beaucoup d'opérateurs et
d'industriels très actifs". Pour l'instant, le groupe doit se contenter,
pour des opérations ne débutant qu'en 1999, d'une licence d'opérateur en
Grande-Bretagne pour les communications internationales. Les discussions
se poursuivent en France avec Cegetel. Si elle se confirme, cette entrée
sur un marché européen restera toutefois une exception "c'est un marché
très mûr, où il nous faut être prudent. Nous y recherchons surtout les
niches". Grâce à une prise de participation dans l'opérateur Nextel, NTT
est entré sur le réseau américain des téléphones portables en janvier
1994. Depuis fin septembre, NTT, moyennant 100 millions de dollars,
détient 12,5 % de Teligent, développeur de réseaux régionaux.
Prochainement, NTT devrait envoyer plusieurs de ses ingénieurs pour
soutenir les équipes de Teligent "Nous avons une expérience de la gestion
des réseaux locaux qu'ils n'ont pas". En soulignant que leur culture
d'entreprise est très différente, NTT préfère cette politique de petits
pas à l'agressivité déployée par les candidats à l'acquisition de MCI.
(La Tribune - 18/11/1997)

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