Sous l'eau, la communication combine techniques acoustique et optique

Par 01 mars 2010

Le système hybride mis au point par le projet Whoi facilite le transfert des données sous-marines. Le tout, sans être énergivore.

L’eau est un élément opaque, qui ne favorise pas la communication",explique Norman farr, chercheur qui participe au projet Whoi*. "Aujourd’hui, ce sont les systèmes acoustiques qui constituent le mode de communication privilégié",précise-t-il. Mais ces derniers ne sont pas pleinement satisfaisants : la vitesse de transmission est limitée compte tenu de la relative lenteur du son dans l'eau. Pour y remédier, l'équipe a mis au point un système hybride, qui combine techniques de communication acoustique et d'autres de communication optique. Cela permet notamment d’augmenter la vitesse de transfert des informations, de 10 à 20 megabits par seconde, et ce jusqu’à une profondeur de 100 mètres. Avantage supplémentaire : le système utilise relativement peu d’énergie.
Communiquer davantage de données en moins de temps
Cette technique permet de transférer des vidéos en temps réel, depuis un véhicule sous-marin autonome",précise Norman Farr. "La communication optique nous permet de communiquer davantage de données, relatives aux évolutions sismiques – par exemple - dans des délais beaucoup plus raisonnables",ajoute Maurice Tivey, de l’institut de recherche. Le système sera utilisé pour améliorer la communication entre les sous-marins robotisés envoyés à plusieurs centaines de mètres de profondeur et les bateaux demeurés à la surface.
L’exploration sous-marine moins coûteuse, et perfectionnée
Selon Norman Farr, cela permettra une meilleure observation des sources hydrothermales situées à proximité des dorsales océaniques, en engrangeant de précieuses informations sur les propriétés des fonds marins. A noter : le dispositif facilitera également la manœuvre des sous-marins. "Ce système hybride permet de décharger les appareils actuels de leurs lourds équipements",explique le chercheur."Les explorations sous-marines seront par conséquent moins coûteuses, et mobiliseront un équipage moins important pour des bateaux de moins grande taille",poursuit le chercheur. Jusqu’ici, le milieu aquatique ne se prêtait pas vraiment à l’échange d’informations.
* Woods Hole Oceaographic Institution

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