"L'éducation high tech est un facteur de pérennité global"

Par 10 septembre 2007

Après la Chine, Supinfo devrait ouvrir une filiale à Dubaï. Avec en vue, accueillir plusieurs centaines d'étudiants. Alick Mouriesse, président de l'Ecole Supérieure d'Informatique Supinfo nous explique le pourquoi de cette implantation...

Entretien avec Alick Mouriesse, président de l'Ecole Supérieure d'Informatique Supinfo nous explique le pourquoi de cette implantation
Après la Chine, Supinfo devrait ouvrir une filiale à Dubaï. Avec en vue, accueillir plusieurs centaines d'étudiants.

L'Atelier : Lors de votre passage à L'Atelier Numérique sur BFM en juillet dernier, vous affichiez votre volonté d'ouvrir une filiale aux Emirats Arabes Unis en 2008. Qu'est ce qui a amené Supinfo à faire ce choix?
Alick Mouriesse : Cette expansion découle en droite ligne de notre logique de globalisation, nécessaire pour offrir aux étudiants de notre réseau des opportunités de mobilité sans rupture de programme d'étude. Supinfo est déjà présente en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie. Nous manquait le Moyen-orient. Après, pour l'implantation précise, les questions sont les mêmes : besoins locaux couvert ou non, facilité d'entrée sur ce marché...
 
L'Atelier : Avez vous eu des surprises en prospectant les pays de cette zone ?
 
A.M : Sans faire de géopolitique, on a beaucoup d'idées reçues sur ces territoires. Certes ils jouissent pour encore quelques années de privilèges liés à leurs ressources en énergies fossiles. Mais leurs dirigeants sont conscients qu'il faut organiser « l'après énergies fossiles ». Ils ont investi tout azimut, dans la finance et l'immobilier, et maintenant dans l'éducation. Et notamment dans les nouvelles technologies car pour eux c'est un facteur de pérennité global. C'est universel comme énergie. A la fois pour le développement du pays lui même que pour le rendre plus attractif à l'étranger.
 
L'Atelier : Le marché de l'enseignement privé lié à la high tech aux Emirats est-il déjà encombré ?
 
A.M : Oui. Malheureusement ou heureusement, les grandes institutions internationales [comme l'American University in Dubaï, Ndlr] ne nous ont pas attendu pour y aller. Le domaine était déjà en partie couvert dans les universités publiques locales. Mais avec la lourdeur dans leur fonctionnement qui a amené des problèmes d'adéquation entre la formation proposée et le marché. Mais, pour relativiser, ce problème d'adéquation est aussi valable en France. Ensuite des institutions étrangères ont ouvert, dont certaines sont indiennes.
 
L'Atelier : Qui vous aide dans votre implantation au Moyen-Orient ?
 
A.M : Actuellement très peu de nos partenaires privés nous font remonter des informations. Ce qui ne les empêche pas de qualifier l'intérêt que nous avons de nous orienter sur ce territoire. Rien d'étonnant cela dit : il s'est passé exactement la même chose quand nous avons décidé d'ouvrir en Chine. Avec encore plus de critiques et de réserves. D'ailleurs, d'un point de vue économique, ce sera exactement le modèle de la Chine. Là bas ou au Moyen-Orient, les différences culturelles, la langue, sont des facteurs suffisamment contraignants pour qu'on doive s'associer avec un partenaire local. Et comme pour la Chine, notre partenaire aux Emirats sera l'Etat.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 10/09/2007)

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