L'efficacité des systèmes informatiques de gestion médicale en question

Par 10 mars 2010

L'université de Toronto a analysé l'impact des programmes informatiques de support médical sur le travail des médecins. Selon elle, le rôle de ces logiciels est à relativiser.

Les outils informatiques de gestion médicale* mis en place dans les hôpitaux pour aider les médecins à mieux s'organiser (alertes mails, logiciels d'aide à la décision, recherche dans le dossier médical électronique du patient…) n'ont pas le rôle déterminant qu'on leur prête. C'est du moins l'avis de chercheurs de l'université de Toronto, qui viennent de publier une étude sur la question dans le Canadian Medical Association journal. Ceux-ci ont parcouru les bases de données des fichiers de Medline (qui couvrent une période assez large, allant de 1950 à 2008). Le but ? Examiner en détails les rapports médicaux à la recherche de mots-clés tels que : "ordinateur", "électronique", "alerte", ou encore "support".
L'examen minutieux des archives médicales nuance l'impact du support informatique
Mots rédigés par les professionnels quand ils mentionnent s'être aidés de tels outils. Cela afin de déterminer dans quelle mesure une corrélation éventuelle entre ces systèmes de support et la gestion médicale peut être avérée. "La plupart des études précédentes incluaient l'ensemble des outils informatiques de gestion médicale : des simples alertes e-mail au vrai soutien à la prise de décision" précise l'étude. En analysant dans le détail les données obtenues, les scientifiques ont cette fois cherché à faire le tri, pour avoir des informations tangibles.
Le résultat obtenu est bien moins important que celui des études précédentes
Sur 2036 citations identifiées, nous avons dû en écarter de nombreuses après avoir examiné les rapports plus en détail", expliquent les chercheurs. Au final, seuls vingt-huit rapports correspondaient aux critères initiaux. "Il s'avère que les systèmes informatiques de ce type n'améliorent les processus de soin que de 4 % en moyenne", précise l'étude. Un chiffre bien moins important que la plupart de ceux qui sont avancés dans les études précédentes.
* Il s'agit des "computer reminders".

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