L'élève prend le contrôle des solutions d'e-learning

Par 28 octobre 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

iClass lance une plate-forme de tutorat à distance qu'il qualifie d'auto-régulée : c'est à dire qu'elle propose au jeune de gérer lui-même les applications proposées. Ce, en tirant profit de plusieurs technologies.

Le projet européen iClass souhaite donner aux élèves les moyens de mieux apprendre. Et selon les responsables du projet, l'une des solutions est de donner à ces derniers le contrôle sur le savoir qu'ils doivent acquérir. C'est pourquoi ils travaillent sur une plate-forme d'apprentissage auto-régulée qui suit de manière personnalisée le travail de l'élève et l'engage à être plus actifs et à gérer lui-même les applications lui permettant d'avancer. "Notre but est de rendre l'enseignement plus efficace et surtout agréable", explique Eric Meyvis, coordinateur du projet. "Les élèves manquent de plus en plus de motivation. Nous utilisons les TIC, Internet et des interfaces attractives pour le rendre plus divertissant". L'interface propose plusieurs rubriques : une consacrée au planning, une autre à l'apprentissage et une dernière à la réflexion.
Réfléchir sur les enjeux du travail scolaire
Des solutions de messagerie instantanée et un moteur de recherche permettent à l'élève de communiquer avec ses camarades et d'enrichir son travail en allant sur le Net sans sortir de la plate-forme. Concrètement, elle vient compléter le travail du professeur : celui-ci, après avoir donné ses instructions, doit créer un plan d'apprentissage dans la base de données, et indiquer quels buts doivent être atteints par les jeunes. Ces derniers peuvent démarrer l'application quand ils le souhaitent, puis choisir une des rubriques. Celle du planning, la plus classique, vise à les aider à s'organiser. Les étudiants doivent rentrer la date à laquelle ils doivent remettre leur travail. Les différentes échéances leur sont alors indiquées. Celle de l'apprentissage leur permet de réaliser un projet en leur apportant une aide personnalisée. Et en leur posant des questions sur l'intérêt de remettre ce travail au professeur et d'être capable de le concrétiser.
Une architecture flexible et ouverte
Enfin, la partie réflexive donne la possibilité aux élèves de s'interroger sur les choix qu'ils auront fait au fur et à mesure de l'avancée de leur production et de faire le point sur ce qu'ils ont appris. Pour le moment, seuls les jeunes entre 14 et 18 ans sont concernés. Pour s'adapter aux différents types d'enseignement en Europe, les initiateurs du projet ont mis au point une architecture flexible et ouverte qui permet à chaque pays de l'adapter à son programme. En Allemagne, un éditeur est d'ailleurs en train de développer une mouture adaptée au système scolaire du pays. La phase de recherche du projet est arrivée à terme en 2007. Il est mené par Siemens IT Solutions and Services. Dix sept partenaires y participent.

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