Lemonade mise sur une assurance ultra-personnalisée, peer-to-peer et sociale.

Par 07 octobre 2016
Lemonade insurance

Le peer-to-peer arrive dans le secteur de l'assurance. On le savait, elle table, cette fois, sur une expérience client dopée en IA, sur mobile et à visée sociale.

Au Royaume-Uni, Guevara et en Allemagne, Friendsurance propose chacun leur version d’une insurtech de pair à pair. Qu’ils soient propriétaires d'une voiture, d’une maison ou d’un commerce, les deux startups reposent sur le même principe : l’association de ces propriétaires pour s’assurer mutuellement les arrières. 

Mais la vraie vague vient d’Israël et porte un nom éloquent. Elle s’appelle Lemonade et elle pourrait bien mettre un peu d’acide dans le monde de l’assurance. La puissance de la foule et une étude approfondie du comportement d’un assuré, pour un service in fine moins coûteux, c’est exactement ce sur quoi parie cette startup israélo-américaine.

A la base, un service d’assurance le plus personnalisé possible. Pour s’inscrire, le futur assuré répond, à une série de questions posées par un bot. Lui est ensuite proposé une police d’assurance adaptée. Comme pour les FAI, Lemonade s’occupe d’annuler l’ancienne police souscrite et rembourse si différence il y a. 

Et tout ça, bien entendu, sur mobile - et donc, sans paperasse. Jusqu’à la déclaration de sinistres ou autres incidents est opérée, sur mobile et via vidéo. L’estimation d’un remboursement est réalisée instantanément, et son paiement, en quelques minutes.

 

 

Mais là ne réside pas toute l’innovation de la startup. Ce qui interpelle est leur approche pour contrer la fraude à l’assurance. 

A la fin de chaque année, les versements des assurés non dépensés sont redistribués à des ONG, désignées par chaque membre.

Lemonade mise sur le fait que l’assuré sera moins « enclin » à frauder s’il sait participer à une bonne cause. que l’argent restant est redistribué à une cause sociale qu’il a désigné lui-même. Une idée que les patrons de Lemonade, Shai Wininger et Daniel Schreiber ont probablement eu grâce au professeur Dan Ariely qu’ils ont embarqué dans leur aventure entrepreneuriale. Ce dernier est, en effet, une sommité en matière d’économie comportementale. « Nous souhaitons replacer l’assurance comme un bien social», explique dans un communiqué, Dan Ariely.

Preuve, si on en doutait que prendre en compte les facteurs psychologiques, sociaux et émotionnels dans la prise de décision de son potentiel client est toujours une bonne idée.

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