L'entreprise dans les nuages a les briques pour se constituer

Par 12 janvier 2009
Mots-clés : Smart city

OpenKnowledge donne aux différents acteurs les moyens de coordonner leurs efforts sans avoir à se soucier des couches matérielles ou logicielles.

Les entreprises sont toujours plus nombreuses à collaborer via le web avec des intervenants distants. Cette communication se fait avec des outils toujours plus nombreux : PC, serveurs mais aussi des assistants personnels. Le problème est que si cette façon de fonctionner tend à se généraliser, il risque fort de manquer une instance de coordination. Tel est le but d'OpenKnowledge. Le système est à même de coordonner diverses informations de façon décentralisée. Un des exemples d'application peut-être des réponses d'urgence. Des simulations ont été effectuées dans le cas d'une inondation nécessitant l'évacuation des habitants. D'habitude, la régulation de la circulation dans ce type de situation passe par un centre de contrôle qui centralise et retransmet aux intéressés (transports en commun) toutes les données relatives à l'état des routes.
Faire communiquer différents logiciels via un langage commun
Ce système peut s'avérer inopérant si les capteurs qui permettent l'envoi des rapports sont endommagés. "Open Knowledge offre une solution alternative : des modèles d'interaction qui permettent à chaque autobus de sonder les capteurs a proximité et obtenir des informations sur les issues à emprunter", explique à L'AtelierDave Robertson, coordinateur de ce projet de recherche européen. Les véhicules peuvent ainsi coordonner leurs données pour améliorer la prise de décision collective. Outre les urgences, on peut étendre le concept à des partenaires qui s'associent pour créer un produit. Un va gérer une base d'information, l'autre sera responsable de l'analyse des données, un autre va s'occuper du marketing, etc. Evidemment, chacun a ses propres matériels et logiciels. Enfin, il est possible d'imaginer que ce concept puisse servir pour rendre plus autonomes les représentations locales d'entreprises nationale ou multinationales.
Partager des modèles de coordination
Pour mettre en place ce système de coordination, les chercheurs ont travaillé sur les techniques d'intégration nécessaires pour faire se parler les différents logiciels. Le logiciel prend appui sur un langage créé pour l'occasion, baptisé LCC pour Lightweight Coordination Calculus. Pour cela, OpenKnowledge devrait être capable de trouver et de comprendre les ontologies (ou dictionnaires) créés par les ingénieurs pour spécifier les matériels et logiciels informatiques. Pour sécuriser les transactions, le projet s'est inspiré des scores de réputation que l'on retrouve sur eBay : à savoir combien d'échanges se sont bien passés, ou si un partenaire a souvent échangé avec des personnes de confiance. Toute cette intelligence a été codée dans le noyau même d'OpenKnowledge qui peut être téléchargé sur le site. D'après Robertson, le succès de ce projet va dépendre de la capacité des utilisateurs à coder les interactions entre partenaires.

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