L'Europe n'a pas encore sa carte vitale

Par 09 janvier 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Le projet de carte européenne d'assurance maladie électronique fait face à des obstacles technologiques. L'intéropérabilité apparaît comme un prérequis à l'unification du système.

Le déploiement effectif de la carte européenne d'assurance maladie électronique (CEAM électronique) à l'échelle de l'Union européenne (UE) n'est pas pour tout de suite. Le consortium NETC@RDS, chargé d'expérimenter des solutions en vue de la généralisation d'une carte intelligente d'assurance maladie, fait face à de nombreux obstacles, notamment technologiques. Financé via le programme européen eTEN, ce projet est confronté à la difficulté de déployer un système unifié dans un paysage technologique de l'information médicale très hétérogène en Europe. De nombreux pays disposent en effet déjà de leur propre carte à puce, à l'image de la France et de sa carte vitale. Le sésame communautaire permettra aux assurés européens d'accéder aux soins dans tous les pays de l'UE.
Carte à puce et Internet
Pour les membres du consortium, la clé du problème réside dans la mise en place d'une "station de travail" capable de lire différentes cartes à puce et/ou de transférer les données depuis un serveur distant. Dans ce cadre, les parties prenantes de NETC@RDS envisagent divers scénarios de migration de ces solutions nationales au sein de dispositifs intégrés, plus ou moins "connectés". Ces scénarios vont d'un système comprenant carte à puce et lecteur sécurisé fonctionnant offline, à une solution combinant une carte et une gestion en ligne des données et de la sécurisation, en passant par un dispositif exclusivement accessible en ligne, sans carte.

 Tests pilotes
Un système de lecture optique pour la CEAM électronique aurait également été évoqué lors de la dernière conférence européenne e-Challenges. Le développement d'un système garantissant l'interopérabilité, ce quelque soit le pays, est un prérequis indispensable, a indiqué NETC@RDS. Des tests pilotes notamment réalisés lors de la Coupe du monde de football 2006 – événement durant lequel la carte vitale comme l'actuelle version de la CEAM étaient utilisables - ont démontré les avantages d'une CEAM électronique, aussi bien pour les patients que pour les prestataires de santé. Les participants au projet avancent notamment les arguments d'un allègement de la procédure, d'une plus grande fiabilité du système ainsi que d'une sécurisation des données améliorée.      

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