L'Europe peaufine sa stratégie haut-débit

Par 12 août 2008 1 commentaire
Mots-clés : Digital Working, Europe

Si l'Union veut assurer un accès à Internet de qualité à un moment où le trafic explose, elle doit améliorer ses infrastructures haut-débit. GigaWaM propose une solution qui repose sur le multiplexage.

Les services en ligne se multiplient : e-commerce, e-banking, partage de vidéo, plates-formes communautaires... Autant d'usages dont les internautes européens sont de plus en plus friands. Seul problème : les infrastructures actuelles risquent de ne pas être suffisantes pour assurer un trafic en hausse constante. Plusieurs projets cherchent actuellement à mettre au point de nouvelles méthodes de communication pour proposer un accès à Internet plus rapide et fiable. Le projet européen GigaWaM travaille ainsi sur une solution qui repose sur le multiplexage. But : moderniser l'accès haut-débit et éviter les risques de bouchons et autres paquets. Concrètement, le dispositif reposera sur des câbles en fibre optique. Pour permettre des communications fiables et surtout économiques, ceux-ci n'utiliseront pas d'appareils électriques pour séparer le signal.
Un même réseau pour plusieurs foyers
Ils déploieront un séparateur de faisceaux. Le multiplexage permettra alors de faire passer plusieurs informations via un seul support de transmission. L'intérêt, c'est que "chaque utilisateur final émet et reçoit un signal unique", expliquent les responsables du projet. Un tel système devrait permettre de disposer d'un câblage hautement performant, même pour un usage grand public. Selon les initiateurs du projet, plusieurs foyers pourront ainsi partager le même réseau. Le but n'est pas tant d'améliorer le réseau général pour permettre aux Européens de surfer avec plus de confort. Cette optimisation du haut-débit donnera la possibilité d'encourager le développement de services de télémédecine, d'e-santé et, annoncent les chercheurs, de généraliser l'apprentissage à distance.
Télésanté et e-learning en ligne de mire
Autre objectif : réduire le fossé numérique entre zones rurales et urbaines, mais également entre les régions est et ouest de l'Europe, qui ne profitent pas d'infrastructures de même qualité. Et selon les concepteurs du projet, la méthode de communication actuellement en préparation devrait rapporter environ deux cent trente millions d'euros par an. Le lancement est prévu aux alentours de 2013. Le projet, prévu pour arriver à terme en 2011, a bénéficié d'une enveloppe de trois millions d'euros par la Commission. A noter : c'est la société danoise Ignis Photonyx, spécialisée dans les composants optiques, qui dirige le projet.

Haut de page

1 Commentaire

Je n'ai pas bien compris en quoi consiste la nouveauté ici. C'est le multiplexage optique ? (ce n'est pas nouveau) Ou c'est le fait qu'il n'y ait pas de conversion opto-électronique en chemin ? Ce n'est pas très clair.

Soumis par Stéfan Le Dû (non vérifié) - le 04 septembre 2008 à 12h34

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas