[LeWeb 2013] "Les talents de l'ingénierie suédoise se tournent vers les nouvelles technologies"

Par 11 décembre 2013 1 commentaire
innovation in sweden

A l'image de Spotify, les startups suédoises cherchent à exploiter leur expertise du mobile et des télécommunications.

Interview de Robert Wentrup, Responsable Europe de l'Ouest de Business Sweden, rencontré à l'occasion de sa venue à LeWeb 2013.

L’Atelier : Quel est le rôle de votre ensemble Talk To Sweden, Talk To Me?

Robert Wentrup : Le rôle est celui d'un pavillon organisé par Business Sweden qui est une agence gouvernementale qui vise à aider les entreprises suédoises à s'exporter et à être reconnues à l'étranger. Notre but est ainsi de grouper les startups suédoises pour en maximiser la visibilité, et en l'occurrence nous avons pensé que LeWeb était particulièrement intéressant, particulièrement propice grâce aux nombreux investisseurs et professionnels. Pour nous, la présence à cet évènement est surtout un bon indicateur du travail effectué par nos startups et de ce qu'il leur reste encore à améliorer pour se confronter au marché réellement européen et mondial. Nous avons cherché à montrer la diversité de notre scène entrepreneuriale. Nous avons des startups ici qui viennent de commencer avec leurs premières applications, mais aussi des entreprises plus mûres, plus reconnues comme Spotify ou Tradedoubler qui sont vraiment venues montrer l'exemple, montrer leur qualité d'innovation.

Les startups suédoises sont-elles particulièrement concentrées sur un secteur?

La Suède possède une expertise plus poussée dans le secteur des télécommunications et du mobile. Ericsson est une entreprise qui a de nombreux fournisseurs et qui a réellement créé tout un écosystème autour d'elle, et notamment de startups. Mais si les startups sont plutôt tournées vers le mobile, derrière cette appellation affleure des secteurs et des entreprises très variées. Ainsi, de nombreuses startups se sont créées autour des applications, du contenu, mais aussi plus largement sur le secteur du divertissement mobile.

Quels sont les avantages que peuvent offrir la Suède, le "plus"?

Je crois que la Suède a toujours été très innovante, par exemple dans l'industrie avec de grandes et belles sociétés industrielles comme Volvo ou SKF. La raison de ces succès tenait principalement aux grandes réussites dans le secteur de l'ingénierie. Aujourd'hui, ce qu'on voit en Suède, c'est une transition de cette expertise, de ces talents en ingénierie, depuis les secteurs industriels vers les nouvelles technologies. De fait, le système suédois offre de nombreux avantages structurels à de telles entreprises, notamment dans la culture de travail, disciplinée et extrêmement impliquée dans les projets. De plus, la société suédoise est fortement mobile, particulièrement dans la pénétration des équipements auprès de la population. Ce qui fait de la Suède en plus d'un potentiel nid d'innovation un marché de test très intéressant pour les produits basés sur le mobile.

Pouvez vous nous dresser un panorama actuel des startups en Suède?

Nous avons vu apparaître depuis quelques années une nouvelle vague de création de startup, et elles sont aujourd'hui très fortement implantées dans la structure entrepreneuriale du pays, et ce, plus spécifiquement autour de la région de Stockholm. Il est difficile d'offrir une estimation, mais je crois pouvoir avancer qu'entre 20 000 et 30 000 emplois sont directement supportés par des startups. L'enjeu aujourd'hui ne tient pas tant à la création de startups qu'à la grande concurrence entre les acteurs existants. Des entreprises comme Spotify, Stardoll ou iZettle par exemple drainent la majorité des talents. Il reste cependant encore beaucoup de place pour de jeunes entreprises innovantes. Mais s'il est certain que toutes ne pourront pas survivre, les meilleures, comme Spotify en son temps, ont la possibilité dans l'écosystème suédois florissant de s'imposer. Ainsi, on observe un bouillonnement tout particulier dans la création, mais aussi de très nombreux rachats et fusions directement entre les startups.

 

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1 Commentaire

a ce propose vous devriez suivre ce que fait le consortium de recherche des industriels électriques suédois (dont Vattenfall qui semble être un client étrangement éclairé)

Notamment lisez la dernière publication de leur magazine d'entreprise "Elforsk Perpektiv"

http://www.elforsk.se/Global/Trycksaker%20och%20broschyrer/elforsk_perspektiv_nr2_2013.pdf#page=4

Si vous n'y croyez pas, cherche le discours introductif par Truchard de National Instrument NIWeek2012 et regardez en détail le programme.
Cherchez aussi un événement ENEA à Bruxelles le 3 juin 2013.
cherchez aussi la conférence du 2 juillet 2012 au parlement Italien à Rome, où Stefano Concezzi (Directeur du segment Big science de National instruments).

Regardez en détail le financement du DoD, les activités du DoD en nanotechnologie (hydrures métalliques notamment)...

Étrange que cela vienne de la Suède, parce que l'ENEA, le SRI, US Navy sont mieux placés. Peut être est-ce le job de David Nygrem, ou les frontières de l'empire au sens de Fondation (Asimov).

bonne chance, (pour vous mettre a niveau, cherchez un "executive summary", il y en a sur le sujet, et après vérifiez les faits, surtout si vous n'acceptez pas que qui s'y trouve ).

cela donne un sens au terme "cygne noir" et "éléphant dans le salon"

Soumis par AlainCo (non vérifié) - le 11 décembre 2013 à 19h19

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