[LeWeb] États-Unis et Europe, deux visions des objets connectés

Par 10 décembre 2014 4 commentaires
les wearables et les objets connectés

Face au marché des wearables et des objets connectés en pleine ébullition, Forrester livre une enquête qui souligne des attentes et des visions différentes des deux côtés de l’Atlantique.

Outre l’urgence à suivre le mouvement des objets connectés, Forrester pointe du doigt le fossé entre les États-Unis et l’Europe quant à leurs visions respectives et leurs attentes à l’égard des wearables. Et c’est à l’occasion du salon Leweb 2014 que le cabinet a choisi de publier son étude.

Les consommateurs européens et américains n’ont semble t-il pas tout à fait le même niveau d’attente pour l’ensemble des wearables. Un seul exemple : 43 % des Américains envisagent d’acheter des Google glass quand seulement 25 % des Européens se disent intéressés par un tel objet. Il y aurait donc un fossé entre les deux continents quant à la volonté de s’emparer des wearables dans le quotidien. Autre constat dressé par Forrester, les deux publics sont intéressés en priorité par des objets qui se porteraient soit au poignet, soit intégrés aux vêtements. De ce côté-là, la recherche d’objets qui se fondent dans ceux déjà existants est partagée des deux côtés de l’Atlantique.

Cette idée d’immerger l’Internet des objets dans le quotidien est chère à David Rose, instructeur au MIT Media lab. Pour lui, il faut “éparpiller les applications dans les objets de tous les jours, lors de la conférence organisée par LeWeb. C’est en cela que sa vision s’oppose aux projets européens présentés au salon. Ces derniers sont pratiquement tous basés sur des applications qui s’ajoutent aux objets. C’est ainsi le cas de Withings, startup française dont les objets connectés fonctionnent avec une application. À l’inverse, David Rose avait conçu un parapluie qui affiche directement la météo ou une horloge avertissant de l’arrivée des enfants dans la maison. Pour résumer, du côté européen, les weareables sont indissociables des applications et donc du smartphone quand, outre-Atlantique, on cherche davantage à s’affranchir des applications et d’un autre support.

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4 Commentaires

pathetique le desir de tout savoir sur notre corps de maniere externe alors que nous sommes deja dotés de magnifique et multiples capteurs .
que notre cerveau apprenne deja a s'en servir et nous aurons progressé .
que les gros veuillent savoir combien ils ont ingéré de calories , que les sportifs veuillent connaitre leur rythme cardiaque , a vraiment tres peu d'interet .Le podometre qu'on m'a offert s'est vite retrouvé dans le placard

Soumis par joseph (non vérifié) - le 11 décembre 2014 à 10h21

Si un IMMENSE intérêt :

remplacer l'obsolescence programmée par l'inutilité immédiate !!

Soumis par jl pamart (non vérifié) - le 11 décembre 2014 à 17h00

Etonnant, ce sentiment de rejet (toujours le même) qui s'exprime à travers ces commentaires. Les utilisateurs semblent encore bien loin de percevoir la véritable révolution des objets connectés. Sans doute comprendront-ils mieux lorsqu'ils constateront que les capteurs numériques leur permettront de détecter et d'éviter des maladies graves. Au lieu de cela, il est tellement facile de balayer d'un revers de manche ce que l'on ne comprend pas et qui effraie encore par manque de clairvoyance.

Soumis par Bill Baroud (non vérifié) - le 12 décembre 2014 à 22h37

Bien d'accord avec Bill Baroud! et d'autant plus surprenant que ces commentateurs clairvoyants soient abonnés à une revue de presse sur l'innovation de rupture!

Soumis par JCG (non vérifié) - le 16 décembre 2014 à 16h03

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