L'externalisation préserve le secteur technologique indien de la crise

Par 30 juillet 2009 1 commentaire

L'exportation de logiciels et de matériel rend l'Inde moins vulnérable à la récession. Cette dernière obligera cependant le secteur à se réorganiser.

EnInde, les vingt plus grandes firmes de logiciels et de matériel technologique ont su limiter l’impact de la récession mondiale. La preuve, elles affichent une croissance moyenne de 20 %, rapporte Dataquest dans une étude. Le succès de ces sociétés axées sur les exportations s’explique par l’augmentation des services externalisés en temps de dépression, afin de maintenir des coûts flexibles. "Les entreprises internationales comme IBM ou Wipro s'en sortent également très bien sur le marché intérieur", affirme Prasanto Kumar Roy, chef éditeur chez Dataquest. En revanche, si la croissance du secteur se stabilise grâce à ces quelques entreprises, les résultats n’en restent pas moins bien inférieurs que ceux prévus par les représentant locaux du Nasscom.
Les TIC, un succès limité en Inde
Cette dernière étant la chambre de commerce indienne spécialisée dans l’industrie des TIC. "Les stratégies indiennes commencent à entrevoir leurs limites", explique à L'Atelier Frédéric Donnette, directeur de projets offshore chez Hangar17 ICT en Inde. Et d'ajouter que le marché de l’exportation observe de plus en plus de restrictions, et que la concurrence devient plus rude en dehors des territoires anglophones. "Les sociétés technologiques indiennes essaient de conquérir des marchés hors des Etats-Unis. Mais la barrière de la langue est en train de devenir un handicap principal", rajoute Frédéric Donnette.
Innover ou couler
Conséquence : l’industrie indienne des technologies de l’information risque de se retrouver prochainement confrontée à plusieurs difficultés. Par ailleurs, après le scandale provoqué par l’affaire de fraude chez Satyam, les grandes entreprises seront amenées à se diriger vers plus de transparence. "Il faut cesser de voir les technologies comme la poule aux oeufs d'or, le champ de pétrole intarissable", affirme Frédéric Donnette. "Les acteurs de l’industrie indienne seront peut-être moins nombreux mais plus centrés sur leur métier et en recherche d'expertise".

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1 Commentaire

Ca ne m'étonne pas, les SSII utilisent très souvent les services des indiens, compétents et moins chers. C'était déjà le cas il y a quelques années, cela doit être encore plus le cas actuellement, avec la crise...

Soumis par TDM (non vérifié) - le 02 août 2009 à 11h32

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