Le libre débouche sur une plate-forme collaborative et rémunératrice

Par 30 mars 2009
Mots-clés : Smart city

Faascape propose un modèle économique qui assure une rémunération aux codeurs de logiciels libres tout en réduisant les investissements en développements des clients.

La diminution des budgets oblige les investisseurs à modifier leur stratégie de développement. Pour ne pas freiner le lancement des projets, Argia met en ligne Faascape, une plate-forme qui relie consommateurs et producteurs de logiciels libres. Celui-ci repose sur un modèle FaaS (Feature as a Service : Fonctionnalité à la demande) dont les services sont hébergés selon le principe de "Cloud Computing". Pour Pierre de la Coste, consultant en nouvelle technologie, interrogé par L'Atelier, "c'est un secteur porteur en temps de crise" : la plate-forme, qui se présente comme une solution pour les TPME (Très Petite et Moyennes Entreprises), leur permet d'ajouter des services web avec un minimum de dépenses.
Un modèle de sortie de crise pour les professionnels
Les entreprises ne payent que l'usage du service. Une partie de l'argent sert à rémunérer les développeurs sous la forme d'un reversement proportionnel. "C'est un modèle de sortie de crise car il crée un cercle vertueux de croissance et évite le dumping social. Tous les développeurs touchent la même chose" ajoute le consultant. Xavier Milliard fondateur d'Argia explique à L'Atelier que le but est de favoriser le développement du logiciel libre en assurant une rémunération à ses producteurs. La plate-forme est également un outil de collaboration. "Les développeurs ont cinq niveaux d'implication sur celle-ci. Ils sont notés en fonction de l'utilisation de leurs applications mais également de l'aide qu'ils donnent aux autres développeurs sur leurs projets", précise le fondateur.
Une plate-forme qui ouvre progressivement
La plate-forme ouvrira dès demain ses portes aux développeurs. Ils auront à disposition les fonctions pour créer leurs applications, en discuter avec les autres inscrits et finalement les mettre en ligne. Ensuite, les clients consulteront ces applications comme dans un annuaire et demanderont des développements sur mesure qui seront soumis à un système de vote. Cela donnera un aperçu de la popularité des modules aux développeurs. En septembre, ce sera au tour des clients d'accéder aux logiciels. Ce modèle a fait ses preuves notamment sur des sites dédiés au graphisme. Faascape sera présentée au salon Solutions Linux / OpenSource mercredi 1er avril. Destinée principalement à l'usage des professionnels, elle pourrait toucher à terme un plus large public. Mais "c'est avant tout  un service B2B - business to business -" rappelle Pierre de la Coste.

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