L'Icann pourrait saler le prix des .com

Par 02 mars 2006
Mots-clés : Asie-Pacifique

L'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme indépendant - et controversé - chargé de veiller au bon fonctionnement d'Internet (serveurs racine, noms de domaine...

L'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme indépendant - et controversé - chargé de veiller au bon fonctionnement d'Internet (serveurs racine, noms de domaine, etc.), vient d'approuver un projet qui permettra à la société Verisign de relever le tarif de l'achat d'un nom de domaine se terminant par l'extension ".com". Cet accord doit encore recevoir l'approbation du département américain du Commerce.
 
Verisign, qui détient l'administration des .com pour les douze années à venir, souhaite relever les prix de 7 % sur quatre ans pour toute nouvelle adresse créée. Une augmentation des tarifs que les sociétés gestionnaires de noms de domaine (les registrars) jugent injustifiée : ceux-ci versent un forfait de six dollars à Verisign à chaque fois qu'elles enregistrent une nouvelle adresse et estiment que ce dernier ne devrait pas avoir le droit de relever ses prix s'il ne peut prouver que ses coûts ont augmenté.
 
Par ailleurs, la Chine vient de rendre effective sa réforme de la gestion des noms de domaine (DNS), qui permet de relier une adresse Web (de type www.atelier.fr) à une adresse IP (le serveur qui héberge le site). Sous couvert de permettre aux internautes chinois d'utiliser les caractères propres à leur langue pour composer les adresses, certains observateurs estiment que la Chine s'est dotée de son propre système de DNS qui lui permet de ne plus faire transiter les requêtes par les serveurs de l'Icann pour les sites en .com, .net. et .cn.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 02/03/2006)

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