Licenciements et embauches dans la Silicon Valley.

Par 04 août 1998
Mots-clés : Smart city

Du fait de la crise asiatique et des chutes de prix dus aux surplus de composants, un grand nombre d’entreprises de premier rang de la Silicon Valley, présentes dans les composants et le matériel in...

Du fait de la crise asiatique et des chutes de prix dus aux surplus de
composants, un grand nombre d’entreprises de premier rang de la Silicon
Valley, présentes dans les composants et le matériel informatique,
annoncent des suppressions d’emplois.
Si Intel supprime 3 000 emplois, Motorola vient de commencer
l’élimination de
15 000 postes. Sur un total de 13 000 salariés, National Semiconductor a
déjà supprimé 1 400 emplois. 10 % du personnel de Novellus Systems vient
d’être licencié. Hewlett Packard, quant à lui, tout en ralentissant les
embauches, impose une réduction de 5 % du salaire à 2 400 cadres moyens
et supérieurs pendant trois mois.
Les suppressions d’emplois portent principalement sur de la main d’œuvre
industrielle, employée à des tâches d’assemblage de composants.
Dans le même temps, les embauches au niveau des ingénieurs et des emplois
à forte valeur ajoutée se poursuivent. Ainsi, si Cypress Semiconductor
licencie 200 ouvriers, elle recherche 25 ingénieurs.
L’informatique américaine souffrant d’une pénurie chronique de cerveaux,
le congrès a décidé fin juillet de doubler le quota d’étrangers autorisés
à occuper des emplois dans la haute technologie au cours des quatre
prochaines années. En effet, les jeunes diplômés américains étant
embauchés à des salaires alléchants dès qu’ils atteignent le niveau de
maîtrise, les entreprises américaines doivent faire appel à des Russes,
des Indiens ou des Chinois pour répondre à leurs besoins de diplômés du
troisième cycle.
(Le Figaro 04/08/1998)

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