L'identité de l'internaute social se découvre via ses relations

Par 31 décembre 2010 1 commentaire
foule réseau social

En prenant en compte les données livrées par les contacts d'un utilisateur de plates-formes comme Twitter, il est possible de déterminer ses propres caractéristiques personnelles.

Ne pas livrer de renseignements personnels sur Twitter ne suffit pas à protéger ses données "confidentielles", affirme Daniel Gayo-Avello, chercheur à l’université d’Oviedo, en Espagne. Partant du postulat que la plupart des membres du site de micro-blogging choisissent en priorité de s’abonner aux individus qui leurs ressemblent, en suivant le principe de l’homophilie, le scientifique explique dans une étude qu’il est possible de déterminer assez précisément l’identité d’un membre en fonction de ses contacts. De fait, si lui ne fournit aucun renseignement sur son sexe, son âge, son appartenance politique ou ses inclinaisons religieuses, d’autres le font sur la plate-forme.

Une classification des informations personnelles

"Le concept d’homophilie peut être utilisé pour attribuer des caractéristiques à chaque individu présent dans un groupe donné, à l’intérieur du graphique", développe le chercheur.  Pour ce faire, celui-ci a mis au point un algorithme, baptisé "McC-Splat" et qui se fonde sur une classification des informations personnelles collectées à partir des relations sociales sur Twitter pour calculer les probabilités qu’un membre possède telle ou telle caractéristique. Point important, pour fonctionner, l’algorithme ne considère que les liens qu’un individu a lui-même créés, c’est-à-dire ses abonnements, et non ses followers.

Analyser les membres suivis par l’internaute social

En fonction de toutes les personnes qu’un membre suit sur la plate-forme de micro-blogging, et des renseignements fournis par chacune d’entre elles, il calcule les chances pour que l’individu soit lui-même jeune ou âgé, de sexe masculin ou féminin, démocrate ou républicain, athée ou chrétien, etc. Résultat : des attributs comme l’appartenance à la religion ou l’origine ethnique peuvent être déterminés avec précision, selon le chercheur. L’âge et le sexe étant plus aléatoires. L’étude s’est fondée sur une base de données de plus de 25 millions de tweets écrits en anglais, publiés entre janvier et août 2009 par près de 5 millions d’utilisateurs. 

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1 Commentaire

Bonjour,

J'ai lu avec intérêt vote article, mais je trouve que dire que l'on peut décrypter un profil via nos followers ou ceux qu'on suive n'est ps toujours significatif.
Je suis par exemple des info sur les news sur internet, mais cela ne veut ps dire que je suis une geek....
Je suis le Dalia Lama mais je ne suis ps boudhiste.. car je n'affiche pas ma religion..
Si donc certains se basent sur ce genre de critères, c'est que l'on pourrait éventuellement créer un compte fictif et le faire dire ce que l'on veut...

Soumis par Tomate Joyeuse (non vérifié) - le 01 janvier 2011 à 16h18

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