L'image dépend de la collaboration

Par 16 mars 2009
Mots-clés : Smart city

Le concept d'innovation participative doit être introduit massivement dans les entreprises. Notamment parce qu'il a un impact direct sur leur communication et leurs processus.

La gestion de la qualité et de l'innovation est cruciale pour favoriser l'évolution de l'entreprise. Mais si elle veut être plus efficace, cette dernière doit s'ouvrir à la collaboration. C'est en tout cas le postulat d'Annick Castiaux, chercheuse aux FUNDP* et qui a consacré une étude sur la nécessité de s'ouvrir à l'innovation participative. Ce concept rend efficace l'innovation de l'entreprise mais l'aide aussi à répondre à ses objectifs de gestion de la qualité. Cette spécialité peut se résumer par deux concepts : améliorer les processus et la satisfaire le client. Selon la chercheuse, ces deux stratégies sont souvent traitées de manière dissociée. Or elles s'influencent respectivement dès que les organisations les considèrent comme le pilier d'un management efficace. Et l'un des moyens de les faire converger est l'utilisation de pratiques de collaboration ou de "systèmes de génération d'idées".
Faciliter la créativité et l'innovation
"Introduire des outils de collaboration comme le wiki, les solutions de feedback, les réseaux, aide l'organisation à la mise en place d'une stratégie", explique à L'Atelier Olivier Zara, fondateur d'Axiopole et expert en intelligence collective. C'est pourquoi la chercheuse recommande la mise en place d'un cadre dans lequel les initiatives du personnel seront soutenues, et transmises à leurs dirigeants. Qui pourront s'en inspirer en permanence mais aussi faire des retours à leurs collaborateurs. Pour Annick Castiaux, une telle infrastructure a des conséquences directes sur la gestion de la qualité : en invitant les salariés à devenir moteurs de l'organisation, elle introduit une dynamique positive entre les différentes ressources humaines. Et donne plus de pouvoir aux salariés, qui voient se réduire les barrières entre les différents départements. Ce qui facilite ensuite la prise de décision et la faculté de réaction et de proposition de l'entreprise.
Une innovation impossible à cloisonner
Mais, tempère le fondateur d'Axiopole, l'introduction de ces outils ne peut être réduite à la simple gestion de l'innovation et de la qualité : "D'une manière générale, le fait de mobiliser le savoir des personnes au quotidien - via des procédés virtuels ou physiques comme les réunions, contribue à la performance dans tous les domaines de l'entreprise". Pour lui, la mise en place d'un cadre participatif correspond à une véritable culture d'entreprise, qui accepte d'écouter les savoirs de chacun. "Si cette culture existe, elle influence du coup inévitablement les différents processus organisationnels de la société". Impossible, du coup, de cloisonner. Surtout si l'on veut rendre l'entreprise proactive et compétitive : "C'est-à-dire capable de devenir leader, et d'obliger les autres à s'adapter".
*Facultés universitaires Notre-Dame de la paix Namur

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