L'impression 3D cajole les architectes et devient plus abordable

Par 19 octobre 2009

La reproduction en trois dimensions de prototypes physiques se met à la portée des entreprises ou départements de petite taille. Ceux-ci pourront également expérimenter la production de structures en poudre de verre.

On savait l’imprimante 3D intégrée au paysage des entreprises et de certains particuliers. La technologie est pourtant encore loin d’avoir épuisé toutes ses possibilités. Z Corporation lance ainsi une nouvelle imprimante automatique et monochrome. Dans le même temps, l’université de Washington annonce qu’elle est parvenue à créer des objets en verre à l’aide d’une imprimante 3D conventionnelle. Ces deux annonces montrent le dynamisme d’un secteur qui cherche à la fois à offrir plus d’avancées technologiques et à devenir plus abordable. En lançant la ZPrinter 350, l’entreprise américaine vise clairement ce deuxième objectif.
Simplifier les processus de copie
Comme les autres imprimantes 3D, elle convertit les données tangibles en modèles en trois dimensions. En revanche, les processus de copies ont été simplifiés au maximum pour rendre son utilisation aussi intuitive que s’il s’agissait d’une imprimante papier. Le matériau est ainsi chargé automatiquement dans l’appareil, qu’il est possible de contrôler depuis son ordinateur ou depuis l’imprimante elle-même. L’imprimante offre une vitesse de réalisation de 20mm par heure verticalement, pour une dimension maximale d’une vingtaine de centimètres de circonférence. Vendue un peu plus de 17 000 €, elle s’adresse aux départements d’ingénierie et d’architectures cherchant une solution abordable d’aborder la conception 3D.
Des prototypes en poudre de verre
Quand aux chercheurs du Laboratoire de fabrication rapide de Solheim*, ils proposent d’utiliser un nouveau matériau pour l’impression 3D. Leur méthode, baptisée "processus Vitraglyphique" permet en effet l’utilisation de poudre de verre dans les appareils de ce type. Le principe reste le même : la poudre est pulvérisée sur une plate-forme, et un liant liquide est appliqué aux zones adéquates pour solidifier le tout. La poudre de verre constituant un absorbant médiocre, son utilisation produisait jusqu’ici des objets flasques inutilisables. Il a donc fallu repenser les proportions et créer une recette spécifique. D’après les chercheurs, le potentiel est important en architecture où il n’existe à ce jour aucune méthode simple et rapide de produire des prototypes en verre. La recette a été mise à la libre disposition du public et des scientifiques, dans l’espoir d’inciter à l'innovation.
* Une entité de l’université de Washington

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