L'Inde, inévitable gardien des infrastructures informatiques ?

Par 07 février 2008
Mots-clés : Smart city, Asie du Sud

Le pays devrait profiter de la croissance importante que devrait connaître le marché de la surveillance des structures IT pour asseoir son leadership sur le service informatique mondial.

Le marché de la supervision à distance des infrastructures (Remote Infrastructure Monitoring ou RIM) pourrait être le prochain moteur de croissance de l'industrie indienne du service informatique. Le poids potentiel de ce segment au niveau global est estimé à environ 100 milliards de dollars. C'est une opportunité que le géant indien ne manquera pas de saisir, selon une étude réalisée par cabinet McKinsey & Company, et relayée par le NASSCOM, le syndicat patronal du secteur IT indien. "Le pays est, une fois encore, dans une position idéale pour s'octroyer une part significative de la croissance de ce secteur. L'Inde devrait peser 13 à 15 milliards de dollars d'ici 2013 et générer de 325 000 à 375 000 postes sur le marché de la gestion distante des infrastructures", a déclaré l'analyste Vivek Pandit.
Des arguments de taille
Pour en arriver là, l'Inde devra enregistrer une croissance annuelle de plus de 30%. Un rythme que le cabinet estime largement réalisable. Il estime entre autres que le leadership du pays dans l'externalisation des processus métier (BPO) en particulier lui confèrent un avantage sur d'autres places dites "bon marché". "Les prestataires locaux ont acquis une certaine maturité, ont gagné en ampleur, accèdent désormais à des infrastructures de qualité et parviennent à entretenir un large réservoir de talents", autant d'arguments qui feront la force du sous-continent dans cette spécialité, indique McKinsey.
Externalisation en ligne de mire
Et si l'Inde apparaît en effet comme un concurrent de taille dans le domaine de la gestion à distance des infrastructures, c'est que le potentiel d'externalisation de l'activité est important. Si l'on en croit les estimations du cabinet, 70 à 75 % des postes de management distanciés peuvent être confiés à un prestataire externe. A l'échelle globale, l'activité management des infrastructures – qui comprend la gestion des pans matériel, logiciels, les ressources humaines et la connectivité - pourrait potentiellement dépasser celles du développement d'applications et maintenance, de même que le BPO. Pour le cabinet d'analyse, à mesure que cette première spécialité évoluera vers un modèle de gestion à distance, l'Inde, coûts et qualité de service obligent, apparaîtra comme le lieu incontournable de son externalisation.                 

L'Atelier groupe BNP Paribas

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas