L'Inde s'ouvre à l'international pour passer à la 3G

Par 23 septembre 2008
Mots-clés : Digital Working

Le processus de distribution des licences de téléphonie troisième génération va bientôt débuter. Les opérateurs étrangers sont appelés à y participer.

L'Inde étant l'un des principaux marchés de la téléphonie mobile au monde, sa migration vers des réseaux 3G a de quoi intéresser les opérateurs du monde entier. Ces derniers peuvent se réjouir : le département indien des télécommunications vient en effet d'annoncer que les opérateurs étrangers étaient autorisés à soumettre leur candidature à l'appel d'offre lancé pour octroyer des licences de téléphonie nouvelle génération. Il ne sera pas nécessaire que ces opérateurs s'implantent physiquement sur le territoire indien - ce qui serait trop contraignant pour eux - afin de participer. Il leur suffira de nouer un partenariat avec n'importe quel opérateur local. Le ministère de la défense est en charge des ressources de fréquence.
Dynamisme de l'industrie mobile
C'est lui qui aura la charge d'en libérer une partie pour l'allouer à la téléphonie mobile de troisième génération. Le spectre ne pouvant être libéré en une seule fois, il sera alloué portion par portion. Chaque licence sera accordée pour une durée de vingt ans. Leur renégociation n'interviendra sans doute que dans le courant de la dix-neuvième année mais le gouvernement n'a pas encore pris de décision précise à ce sujet. C'est à l'occasion d'une réunion des acteurs de l'industrie mobile organisée par l'ASSOCHAM, l'association des chambres indiennes de commerce et d'industrie, que le secrétaire d'état aux télécommunications, Siddharth Behura, a procédé à ces annonces.
Réduire la fracture numérique
Il y a par ailleurs exprimé la satisfaction qu'il éprouvait face au dynamisme de la téléphonie mobile. Il a cependant regretté qu'une grande partie du territoire soit une zone blanche, et qu'un fort pourcentage de la population indienne n'ait toujours pas accès au téléphone. Les opérateurs de téléphonie locaux sont encore trop réticents à s'implanter dans les régions rurales et préfèrent concentrer leurs réseaux dans les grandes villes du pays. Siddharth Behura a donc plaidé auprès d'eux afin qu'ils consentent à faire des efforts technologiques et financiers et implémentent toujours plus de lignes, qu'elles soient fixes ou mobiles, dans les régions "hypo-connectées". Reste qu'il faudra sans doute attendre encore des années avant que la 3G ne soit uniformément répartie dans le pays.

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