L'industrie 3D se concerte pour accélérer son usage à domicile

Par 11 septembre 2008
Mots-clés : Smart city

Réunissant plus de vingt sociétés, le consortium 3D@Home veut développer les solutions technologiques et commerciales nécessaires à l'adoption de la stéréoscopie dans les foyers.

Le succès commercial rencontré par le Home Cinéma et la Haute Définition est tel que les salles de cinéma traditionnelles sont de moins en moins attrayantes. A Hollywood, on mise désormais sur l'adoption de la 3D, notamment à domicile. C'est la raison pour laquelle des majors comme Walt Disney ou Universal Studios ont rejoint le consortium 3D@Home, lequel vient de tenir son premier conseil d'administration. Réunissant plus de vingt sociétés du secteur audiovisuel, que ce soient des éditeurs de contenu 3D ou des fabricants de téléviseurs et de logiciels (Intel, Philips, Samsung, Sony Electronics), cette organisation se fixe pour objectif la mise en place de solutions adéquates au développement de l'expérience stéréoscopique à la maison. Le cinéma et les jeux vidéo mais aussi d'autres secteurs du divertissement et même de l'information sont concernés. Des téléviseurs dits "3D-Ready" sont déjà commercialisés sur le marché américain par Samsung et Mitsubishi.
Définition des standards
L'une des premières tâches de 3D@Home sera donc de réfléchir à la définition de standards pour les sources, c'est-à-dire les disques vidéo en 3D. Une option envisagée consisterait à adapter le format Blu-Ray Disc à la commercialisation des films en stéréoscopie. Des groupes de travail sur le développement du marché et ses réquisits technologiques ont ainsi été mis en place. Des réunions seront fréquemment organisées et un site Internet dédié aux entreprises a élaboré afin de leur permettre de mieux communiquer entre elles. "L'industrie s'est coalisée autour du concept de 3D@Home avec enthousiasme et rapidité", souligne Mark Hartney, le directeur du consortium. "Un accord de participation permet aux sociétés le désirant de nous rejoindre afin de contribuer au débat d'idées et à la mise en place de solutions relatives au contenu, au stockage et au marketing."
Contenus, stockage et marketing
"Le cinéma en 3D ne s'était pas encore développé car les sensations qu'il est censé produire impliquent des équipements lourds en investissement, notamment  lorsqu'on est un particulier", précise Laurent Michaud, responsable de la division loisirs numériques à l'Idate. Le catalogue de contenus reste par ailleurs assez pauvre car, outre leurs supports finaux, ils nécessitent un matériel de tournage coûteux. "Dans le cas de véritables films en relief, les films sont directement filmés dans des formats particuliers". Il existe certes des technologies permettant de "tricher" et de transformer des images normales en images en relief, mais le rendu est moins bon. "On ne sait pas encore très bien si le consortium va utiliser ce type de méthodes ou s'il souhaite modifier toute la chaîne de production - ce qui est beaucoup plus ambitieux. De toute façon, le projet n'en est qu'à ses prémisses".

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