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Par 06 août 1997

de Microsoft et d'Apple. 150 millions de dollars (950 millions de F) seront investis par Bill Gates, soit une participation de 6,5 % dans le capital d'Apple. Nouvelle surprenante le jour même de l'...

de Microsoft et d'Apple. 150 millions de dollars (950 millions de F)
seront investis par Bill Gates, soit une participation de 6,5 % dans le
capital d'Apple. Nouvelle surprenante le jour même de l'arrivée au conseil
d'administration de Larry Ellison, patron d'Oracle et ennemi juré de
Microsoft. Officiellement, cette alliance associant les deux seules
compagnies commercialisant des systèmes d'exploitation concurrents pour
micro-ordinateurs doit contribuer au redressement rapide d'Apple. Les
analystes comme la presse américaine sont convaincus que l'apparente
générosité du geste financier de Bill Gates n'est pas dénuée
d'arrière-pensées. Désormais, Apple, au terme de l'accord, va vendre ses
machines prééquipées du logiciel de navigation d'Internet, Explorer de
Microsoft, alors que jusqu'à présent la plupart des utilisateurs de
Macintosh ont choisi Navigator, le produit de son principal concurrent
Netscape. Le directeur financier d'Apple, Fred Anderson reconnait que la
firme à la pomme a dû renoncer à développer des technologies très
importantes pour Internet, comme Opendoc, en raison des difficultés
financières. Désormais, celles-ci seront remplacées par des technologies
Microsoft. Cet investissement de Microsoft en faveur d'Apple "qui durera
au moins trois ans" va permettre aux utilisateurs du Macintosh de disposer
plus rapidement des logiciels de Microsoft comme la suite bureautique
Office 98 prête "avant la fin de l'année".

Ayant créé Apple il y a vingt ans, Steve Jobs est devenu hier, comme
prévu, membre du conseil d'administration ainsi que son "ami" Larry
Ellison. S'y s'ajoutent les arrivées de Bill Campbell, PDG d'Intuit et
Jerome York, ancien directeur financier d'IBM et de Chrysler. Ces arrivées
s'accompagnent du départ de Mike Markkula, l'ex"chairman" de ce conseil
accusé d'avoir laissé Apple s'enfoncer dans le déclin par la plupart des
actionnaires. Le Conseil d'administration d'Apple compte aujourd'hui six
membres puisqu'il faut rajouter, à ces quatre nouveaux, "deux rescapés"
Edgard Woodard, ancien PDG de DuPont de Nemours arrivé en juin 1996 et
Gary Chang, président de Hughes International.
Pour autant, aucune solution n'est apporté au problème de la succession de
Gilbert Amelio, ancien PDG et président du conseil d'administration
d'Apple. Ayant refusé d'assumer cette double fonction, Steve Jobs indique
que la recherche d'un nouveau patron se poursuit. Selon Fred Anderson, les
trois autres places encore disponibles à ce conseil seront prochainement
pourvues.

Dans le cadre de la manifestation MacWorld à Boston, hormis toutes ces
nouvelles, Apple a également présenté l'ordinateur personnel le plus
rapide du marché : vendu aux alentours de
35 000 F, le Macintosh 9600 tourne à une vitesse de 350 Mhz. Apple cherche
également à se positionner sur le créneau des serveurs en s'apprêtant à
utiliser des microprocesseurs développés par Intel.
Depuis le départ de Gilbert Amelio, la "pomme" a redécouvert "l'effet
Steve Jobs", c'est-à-dire l'enthousiasme. Alors que dans les derniers
mois, 3 000 personnes ont été licenciées, la société recrute de nouveau,
le site Internet d'Apple offre 220 postes pour lesquels les candidats ne
manquent pas selon le directeur des ressources humaines.
(La Tribune - Les Echos - Libération - Le Figaro - 07/08/1997)

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