L'informatique dans les nuages est encore dans le brouillard

Par 05 juin 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

Au Royaume-Uni, les entreprises regardent encore timidement du côté des services en ligne. Notamment en raison d'une méconnaissance du concept et de craintes au niveau de la sécurité.

"Les preneurs de décision commencent à voir les bénéfices d'un investissement dans des logiciels et services en ligne", explique Rob Steggles, directeur marketing Europe chez NTT Europe Online, qui consacre une étude à l'adoption des solutions d'informatique dans les nuages dans les entreprises britanniques. Bonne nouvelle ? Pas tant que ça. "Un grand nombre n'est pas encore décidé à sauter le pas d'un modèle de cloud computing d'ici les deux prochaines années", ajoute le responsable. Principales raisons : des craintes au niveau de la sécurité, de la maturité du concept et de sa fiabilité. Une autre raison de ce désintérêt est le manque d'informations : près de la moitié avoue ne pas cerner précisément ce que le concept signifie réellement. Pour les chiffres, plus des deux tiers des responsables financiers et informatiques expliquent ne pas avoir encore envisagé de passer à un modèle externalisé pour le moment.
Le cloud promet des économies
Pour eux, cette problématique est encore en queue de peloton dans le Top 10 des priorités d'investissements sur les douze prochains mois. Les trois premières étant la sécurité informatique, le stockage et les infrastructures réseau. Les fournisseurs de services et d'infrastructures en ligne n'ont cependant pas trop d'inquiétude à se faire : crise oblige, les compagnies sont de plus en plus enclines à investir dans des solutions dématérialisées moins coûteuses et plus flexibles. Ainsi, ils sont près de sept responsables interrogées sur dix à expliquer lorgner vers des solutions qui requièrent moins d'engagement sur la durée. Côté prix, plus d'un tiers des personnes ayant répondu expliquent qu'elles investiront dans des services en ligne si ces derniers leur permettent de réduire leurs frais de 10 à 20 %.
Rester concentré sur le retour sur investissement
Et près de la moitié de ceux qui envisagent une migration annoncent investir entre 6 et 15 % de leur budget dans de telles solutions. Pour le cabinet, passer au cloud computing du seul fait du coût est hasardeux : le choix doit se fonder avant tout sur les avantages opérationnels. "C'est sur cette dernière branche que réside la valeur", souligne Rob Steggles. Les entreprises déjà passées à cette dématérialisation usent principalement de solutions de gestion du contenu et de relation avec les clients. La raison ? Ce sont deux domaines considérés comme non critiques pour l'activité. Pour plus de la moitié d'entre elles, les données financières ne devraient pas pouvoir être stockées en ligne. L'étude doit cependant être prise pour ce qu'elle est : un rapport mené par un fournisseur d'infrastructures informatiques déportées.

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