L'informatique dans les nuages profite du succès des ordiphones

Par 14 juin 2010
Mots-clés : Smart city

La multiplication des applications mobiles en cloud accélèrera le renversement du modèle traditionnel d'accès aux services informatiques.

Avec la prolifération des smartphones, les applications hébergées dans les nuages ont toutes les chances de gagner du terrain. Et d'empiéter rapidement sur le territoire des logiciels installés directement dans l'ordinateur, affirme une étude menée par le Pew Research et l'université Elon. Selon le rapport, la généralisation de ces services sur mobile favorisera ainsi le renversement du modèle dit "traditionnel" sur ordinateur : avec les applications de cloud computing devenant majoritaires dans l'usage informatique des individus, face à celles présentes sur le bureau de son PC. D'ici à 2020, plus de 70 % des experts en nouvelles technologies estiment qu'une majorité de personnes aura massivement adopté les applications web.
Les développeurs amenés à délaisser les logiciels dits traditionnels
Comme "Google Docs", par exemple. Ainsi que des applications mobiles téléchargées sur son smartphone. Point subsidiaire : selon les professionnels du secteur, l'une des raisons évoquées repose dans le fait que les développeurs vont être de plus en plus amenés à créer des applications de ce type plutôt que des logiciels de bureautique. Cela au cours de la décennie à venir. D'autant que les avantages du cloud computing commencent à être collectivement reconnus par les entreprises, qui y voient notamment un moyen de diminuer le coût de leurs investissements.
Pas la mort des applications bureautiques
Nuance importante : si les services hébergés dans les nuages ont toutes les chances d'être plébiscités, cela ne signe pas pour autant l'arrêt de mort des logiciels physiques, à installer sur le disque dur de son ordinateur. La plupart des experts des nouvelles technologies s'attendent plutôt à la mise en place d'un modèle hybride, avec des applications hébergées tantôt en ligne, et tantôt sur le PC - en fonction de l'utilité sous-jacente. A noter : près de 900 professionnels des nouvelles technologies ont été interrogés au cours de cette enquête.

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