L'informatique transforme les pores en révélateurs d'empreintes

Par 02 octobre 2007
Mots-clés : Smart city

Un système permet d'identifier les propriétaires d'empreintes altérées grâce à la comparaison de la position des pores de la peau. Les informations, stockées sur un espace virtuel, permettent d'obtenir des résultats en temps réel.

Un système permet d'identifier les propriétaires d'empreintes altérées grâce à la comparaison de la position des pores de la peau. Les informations, stockées sur un espace virtuel, permettent d'obtenir des résultats en temps réel.
Les méthodes d'identification d'empreintes se perfectionnent. Un système informatique élaboré par une équipe de l'université de Warwick permet de déterminer l'origine d'une empreinte, même partielle, altérée ou rayée. Le dispositif est capable d'identifier la position de chacun des plusieurs centaines de pores présents sur chaque empreinte. Ce, malgré les déformations qu'ils subissent en cas d'altération de l'empreinte. Ces données permettent de reconstruire par ordinateur un modèle géométrique de l'image. Celui-ci est ensuite enregistré au sein d'un système standard coordonné, pour élaborer une représentation numérique claire de l'empreinte.
Un espace virtuel rassemble l'ensemble des empreintes
Cette dernière peut alors être comparée à la totalité des autres empreintes situées dans une base de données. Autre grand avantage de cette technique d'identification : l'instantanéité des résultats. Au lieu de comparer les empreintes obtenues avec chaque image de la base de données, le système les projette au sein d'un espace virtuel et visuel qui rassemble la totalité des empreintes disponibles dans la base. Ce qui permet d'obtenir un résultat en quelques secondes, quel que soit le nombre de données comprises dans le système d'information.
 
Des applications commerciales nombreuses

"La précision de notre système ne pâtit pas de l'augmentation du nombre d'empreintes inscrites dans notre base", souligne Li Wang, chef du département technologique chez Warwick Warp, la société créée par l'équipe de l'université pour commercialiser le dispositif. A terme, celui-ci pourrait être utilisé pour les systèmes de contrôle d'accès, d'autorisation de transactions financières ou encore sur les papiers d'identité et lors des contrôles frontaliers.
Mathilde Cristiani, pour L'Atelier

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