L'intégration sociale passe aussi par Internet

Par 23 octobre 2007
Mots-clés : Smart city, Europe

Un projet britannique a étudié les raisons expliquant pourquoi toute une partie de la population n'accède pas à Internet. Le degré d'alphabétisation s'inscrit comme un élément primordial de l'appropriation.

La maîtrise d'Internet est un gage de bonne intégration sociale et professionnelle. C'est ce que souligne le projet britannique Penceil, qui cherche depuis plusieurs années à déterminer les raisons empêchant certains adultes d'accéder aux technologies de l'information et les moyens de répondre à ce problème. Une étude a été réalisée sur un groupe de quarante sept personnes issues du quartier populaire sud-londonien de St Martin, qui se distingue par la diversité ethnique et sociale de sa population. Au regard de l'étude, il apparaît que les personnes ayant des difficultés à s'approprier les technologies sont souvent plus pauvres, plus âgées et moins bien instruites que la moyenne. Bonne nouvelle : plus de la moitié des personnes interrogées a annoncé vouloir s'initier aux technologies de l'information, notamment pour apprendre à utiliser un ordinateur et pour obtenir de nouvelles qualifications.
L'accès à la technologie dépend du niveau socio-culturel
De plus, leurs appréhensions vis-à-vis de la machine restent surmontables, se bornant souvent à la crainte de ne pas savoir se protéger des virus ou de ne pas s'en sortir avec toutes les applications proposées. Les responsables du projet ont également mis au point des systèmes adaptés pour permettre aux nouveaux utilisateurs de se former au web en contribuant à des blogs ou à des forums. Ce travail a permis également d'élaborer des cours d'initiation au net plus adaptés. Ceux-ci doivent mieux prendre en compte le nouveau rapport que les personnes entretiennent avec Internet, de plus en plus omniprésent avec les mails, les blogs ou le e-commerce, et qui s'inscrit au cœur d'un grand nombre de démarches courantes, personnelles et professionnelles. Pour les chercheurs, ces leçons doivent répondre à deux impératifs : le travail individuel, pour favoriser la confiance en soi et l'attention au degré d'alphabétisation.
Vers une intégration sociale et professionnelle
"Trop peu de systèmes d'initiation aux TIC s'intéressent à l'utilisation personnelle, ce qui peut accentuer le sentiment d'exclusion sociale. Les gouvernements veulent lancer toujours plus de services électroniques, mais un nombre trop faible de personnes que nous avons rencontré a annoncé avoir connaissance de ces changements", souligne Mike Cushman de la London School of Economics and Political Science et co-responsable du projet. Ce dernier, qui s'appelle littéralement "How people encounter e-litteracy and how they can take action to overcome it", a été mis en place par l'Economic and Social Research Council (ESRC) dans le cadre de son programme pour une e-société. Si l'échéance de la phase d'étude est désormais arrivée à terme, les cours à destination des adultes ne sont pas encore disponibles. Mais, souligne Mike Cushman pour L'Atelier, "nous cherchons actuellement des fournisseurs pour les proposer à grande échelle".

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