L'internaute social n'oublie pas la vie communautaire réelle

Par 18 janvier 2011
Mots-clés : Smart city, Amériques
figurines en réseau devant un clavier

Les adeptes du web et des réseaux sociaux sont souvent aussi les plus engagés au sein d'une organisation non lucrative. Le rôle de facilitateur que joue Internet ne venant que renforcer un trait de caractère initial.

Etre actif sur Internet et les réseaux sociaux est souvent indissociable d'une vie sociale et associative non négligeable. Déjà parce que, selon le Pew Internet Research, les internautes sont plus susceptibles que les autres d'être socialement actifs : le cabinet rapporte que 80 % des personnes interrogées dans le cadre de son étude et qui utilisent le web participent aussi à une organisation bénévole ou une association. Contre un peu plus de 50 % des personnes non encore connectées. Le pourcentage est encore plus élevé auprès des adeptes des réseaux sociaux : 82 % des amateurs de Facebook, et 85 % de ceux inscrits sur Twitter se disent impliqués dans des projets sociaux. Autre chose, pas très étonnante : le web est considéré comme le moyen idéal de mise en relation. Près de 7 Américains ayant répondu à l'étude sur 10 affirment que la Toile a un impact majeur sur la capacité des groupes à communiquer. Cela, qu'ils soient ou non utilisateurs d'Internet.

Attirer l'attention

A peine moins soulignent aussi l'importance du média pour attirer l'attention sur son activité, et pour se connecter avec d'autres organismes plus ou moins similaires. D'ailleurs, près de la moitié des associations recensées disposent d'une page Facebook, un peu moins d'un tiers d'un blog et 16 % un fil Twitter. Selon le cabinet, l'impact du web sur la vie associative ne doit pas être vu qu'à l'échelle de l'organisation mais aussi à celle individuelle : plus de la moitié des Américains connectés, interrogés et engagés, estiment qu'une plate-forme Internet leur permet de garder plus facilement contact avec l'organisation à laquelle ils participent. Un peu plus de 4 sur 10 parlent de bénéfices pour organiser des actions, un tiers pour engager ses proches à sa cause ou pour trouver d'autres groupes proches de leurs convictions. Et en règle générale, les internautes font souvent partie des membres les plus actifs d'un groupe. Notamment parce qu'ils profitent des espaces dont dispose leur association sur le web pour s'exprimer et partager des contenus.

Savoir comment communiquer

Reste que le média ne facilite pas l'ensemble des initiatives associatives : le Pew a demandé aux Américains engagés si leur association avait atteint ses objectifs dans les douze précédents mois. Parmi ceux qui ont répondu par l'affirmative, la majorité a estimé que le web avait été utile pour élire des candidats et attirer l'attention du public sur un problème. Mais que ce canal était resté beaucoup moins efficace pour fournir un soutien émotionnel, réunir des fonds pour un tiers et résoudre des problèmes locaux. A noter que selon le cabinet, ce sont désormais 75 % des Américains qui disent participer à une organisation non lucrative ou à un groupe de bénévole. Pour rappel, l'université du Michigan soulignait récemment elle aussi que les utilisateurs de smartphones, adeptes d'applications sociales et de sites d'actualités, étaient aussi souvent les plus susceptibles de s'engager dans la vie de leur communauté.

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