L'internaute voyageur est un être heureux.

Par 05 mars 1998

En plein expansion, le marché du voyage sur Internet aux Etats-Unis est passé de 275 millions de dollars en 1996 à 827 millions de dollars en 1997 et devrait avoisiner les 9 milliards d'ici à 2002. ...

En plein expansion, le marché du voyage sur Internet aux Etats-Unis est
passé de 275 millions de dollars en 1996 à 827 millions de dollars en 1997
et devrait avoisiner les 9 milliards d'ici à 2002. Certes encore faible
par rapport aux agents de voyages américains (110 milliards de dollars),
ce secteur s'annonce comme un des marchés clés du commerce en ligne. La
filiale de Sabre, Travelocity (http://www.travelocity.com) et le site de
Microsoft, Expedia (http://www.expedia.com) sont les principaux acteurs.

Travelocity annonçait le mois dernier des ventes hebdomadaires sur son
site de plus de 4 millions de dollars. Avec un chiffre d'affaires de 100
millions de dollars en 1997 et deux millions d'internautes inscrits,
Travelocity est le numéro un du voyage en ligne. Son "moteur de
réservation" est relié à 420 compagnies aériennes, plus de
39 000 hôtels et 50 sociétés environ de location automobile. De plus, un
partenariat privilégié a été conclu avec Yahoo et le logiciel de
navigation de Netscape.

Lancé en novembre 1996, Expedia, pour sa part, parait promis à un bel
avenir. "En février 1997, nous réalisions 1 million de dollars de chiffre
d'affaires par semaine". En janvier 1998, Expedia atteint par semaine 3
millions de dollars et 1,5 million de visiteurs chaque mois.
Via Worldspan, Expedia est reliée en temps réel au système électronique de
réservation des compagnies aériennes.

Pendant ce temps là, que se passe-t- il en France ?
Bien qu'encore marginale, cette activité progresse. Avec un site ouvert
depuis juin 1995, on annonce ainsi chez Nouvelles Frontières
(http://www.nouvelles-frontieres.fr) que "le nombre mensuel de visiteurs a
été multiplié par 10 pour atteindre 60 000 aujourd'hui. Et cette année,
nous espérons réaliser sur Internet 100 millions de F de chiffre
d'affaires contre 10 millions l'an dernier".
Pour sa part, Degriftour (http://www.degfriftour.fr) espère réaliser en
1998, 12 % de ses ventes sur le Web.
Toutefois, les Français très habitués au Minitel ne trouvent pour
l'instant pas de différence spectaculaire.
Les technologies permettant de personnaliser l'achat de voyages sont déjà
présentes. Après avoir entré les destinations de leur choix, 6 000 clients
de NF reçoivent aujourd'hui, chaque semaine, par "courrier électronique"
les dernières promotions. "Cet été, on espère pouvoir mettre l'ensemble de
l'offre Nouvelles Frontières et permettre aux clients de se construire un
voyage sur mesure". Aprés avoir croisé les différents critères du
voyageur, le logiciel-moteur de recherche propose l'offre la plus adaptée.
Reductour (filiale de Degriftour) travaille aussi à un projet similaire.

La semaine dernière, s'est ouvert le site anglais Travelselect
(http://www.travelselect.co.uk) sur lequel s'affichent à la demande la
liste de toutes les compagnies aériennes, les tarifs et dates souhaitées
pour la destination demandée. Avec bien sûr la possibilité de réserver en
ligne.
(Libération - 05/03/1998)

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