L'Internet mobile bouleverse l'infrastructure des opérateurs

Par 21 avril 2008
Mots-clés : Digital Working

Les opérateurs devront moderniser leurs architectures réseau s'ils veulent maintenir la qualité de leurs services mobiles. Une évolution qui passe par le tout IP.

La croissance des flux de données enregistrée sur les réseaux mobiles 3G est exponentielle depuis mars 2007. Cela impose un renouvellement de l'architecture de ces réseaux de communication sans-fil, estime Heavy Readings dans son rapport :"Flat IP Architectures in Mobile Networks : From 3G to LTE". Une modernisation visant le maintien des performances en termes de transmission au moment où l'on voit émerger de nouveaux services multimédias, plus exigeants en bande passante. "En 2007, quelques uns des plus importants opérateurs européens assuraient des flux de données journaliers équivalent à 2 000 Gbits, soit huit fois les volumes enregistrés l'année précédente", a déclaré Gabriel Brown, analyste chez Heavy Readings. D'où la nécessité de faire évoluer les architectures vers "le tout IP", souligne-t-il.
Répondre à la demande
Dans les deux à quatre ans à venir, les opérateurs ont l'obligation d'accélérer leurs efforts de développement de la nouvelle version de leur réseau mobile. Soit le Long Term Evolution, LTE et son architecture baptisée System Architecture Evolution (SAE). Ces technologies nouvelles générations viendront remplacer progressivement la 3G HSPA (High Speed Packet Access). Une évolution notamment motivée par des impératifs de coûts, de réduction des temps de latence et de flexibilité. "L'IP a un impact sur tous les segments des architectures réseaux mobiles, rappelle Gabriel Brown. Ce qui inclut les réseaux d'accès radio, les communications voix, par paquets de données, l'intégration d'accès non 3GPP/3GPP2 et les réseaux de transmission".
Horizon 2010
Côté utilisateur, des débits de transmission supérieurs couplés à des baisses de tarifs des services mobiles sont à attendre d'une telle transition. La technologie LTE devrait en effet fournir des débits descendant de l'ordre de 100 Mbits/s et montants de 50 Mbits/s. Le mouvement vers une adoption de ces réseaux 3G évolués ne devrait toutefois se réaliser qu'à partir de la fin 2009. Un laps de temps qui laisse de la marge aux opérateurs pour aiguiser leur stratégie de transition, explique Heavy Readings. A noter : les revenus des opérateurs issus des services de données ont grimpé de plus de 40 % en 2007. Un rythme qui pourrait fort bien se maintenir cette année, selon le rapport.

 

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