L'internet mobile revendique son poids économique

Par 20 mai 2011
Mots-clés : Digital Working, Europe
Smartphones

Le secteur des services sur ordiphones a généré 1,2 milliards d'euros en 2010, en France. Un chiffre qui devrait augmenter avec la volonté de l'ensemble des acteurs du numérique de se tourner vers ce support.

Quel est le poids économique des services mobiles ? En 20110, on pouvait l'estimer à 1,2 milliards d'euros, répond l'AFMM*, qui a mandaté une étude** sur la question à Solucom. Une estimation répartie entre la distribution de contenus et de services numériques (800 millions d’euros) et la promotion et la relation client (430 millions d’euros). Ces investissements dans les rapports clientèle comprennent 130 millions de marketing direct et d’espace publicitaire. Enfin, 300 millions d’euros sont injectés dans le développement d’applications et de sites. Et le secteur devrait poursuivre sa croissance : à en croire l’étude, il pèsera 1,9 milliards d’euros en 2013. "Notamment parce que la dynamique des services mobiles impacte l'industrie numérique", explique Isabelle Chapis, directrice associée de Solucom.

Un écosystème dynamique

Et d'ajouter : "nous sommes en train de passer d'un écosystème isolé à plus d'ouverture. L'étanchéité est en train de sauter". Cela se voit par le fait que les acteurs du secteur souhaitent désormais avoir des outils communs web et mobile. Et 85 % d'entre eux ont précisé que pour eux, la logique multi-écrans est la principale opportunité de développement. "Ce marché est porté par un écosystème dynamique, écosystème créateur de valeur, d'entreprises et d'emplois", souligne Frank Abihssira, président de l'AFMM. Ainsi, ce sont 10 000 emplois directs qui auraient été créés depuis 2008. Une hausse de 25 % est à prévoir sur les trois prochaines années, en grande majorité dans des secteurs dits qualifiés : ingénieurs, designers, ergonomes, marketeurs, commerciaux...

S'intéresser à la R&D

Fait intéressant également : malgré leur jeunesse et leur petite taille - plus de la moitié de ces entreprises a moins de 5 ans, et 70 % comptent moins de 50 salariés - ces entreprises ont décidé de ne pas négliger le secteur de la recherche. Près de 60 % investissent plus de 10 % de leur chiffre d'affaires dans la R&D et l'innovation. Et 80 % pensent augmenter cette part progressivement. A noter également que 80 % des acteurs interrogés s’attendent à voir leur capital augmenter d’ici les trois prochaines années. Enfin, si la quasi-totalité de ces entreprises (95%) a toutes les chances de connaître une croissance d’effectif de plus de 25 % d’ici 2013, près de deux tiers d’entre elles se développent ou souhaitent se tourner vers l’international.

*Association Française du multimédia mobile

**L’observatoire économique des services mobiles 

 

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