LiquidKeyboard propose l'écriture à deux mains sur écran tactile

Par 18 janvier 2011 1 commentaire
présentation du liquidkeyboard

Le système identifie la position des doigts sur une interface type tablette, et affiche autour de chacun les lettres tapées en règle générale sur un clavier physique. Le but : accélérer la frappe de texte.

Permettre aux utilisateurs de taper du texte sur un clavier tactile exactement comme sur un clavier traditionnel ? C'est ce que souhaite proposer LiquidKeyboard. Le logiciel, concocté par une équipe de l'université de technologie de Sydney et de celles de sciences informatiques de Berlin, donne la possibilité d'utiliser les deux mains pour rédiger du texte depuis une tablette, mais aussi de laisser reposer ses doigts sur l'écran sans que cela ait une action. Comment ? En affichant autour de chaque doigt un ensemble de lettres qui correspondent à celles tapées en règle générale avec ce même doigt sur un clavier physique. Cet ensemble suit les mouvements réalisés par la personne sur le clavier. Ce qui fait que les touches sont du coup toujours à même distance du doigt de cette dernière, quelle que soit sa localisation sur la tablette. Pour écrire, l'utilisateur n'a alors qu'à sélectionner la lettre qu'il souhaite. Chaque bloc de lettres ne disparaissant pas quand il n'y a plus de contact.

Déterminer les mouvements du poignet

Selon les chercheurs, une fois la phase d'initiation passée, il est possible d'écrire du texte sans regarder l'écran. Chose difficile jusqu'à présent avec les claviers tactiles. Techniquement, le dispositif affiche les blocs de lettres dès qu'il identifie dix points de pression sur l'écran. Pour affiner le système, les scientifiques ont ensuite créé deux applications prototypes, basées sur la main droite uniquement. Celles-ci leur ont permis de déterminer le type de rotation que les blocs de lettres devaient effectuer en fonction des mouvements des doigts mais aussi du poignet du testeur. Reste que pour lancer leur logiciel, les scientifiques doivent dépasser plusieurs difficultés. Il est ainsi difficile à ce dernier de faire la différence entre l'activation d'un bloc de lettres et l'action de taper sur une touche puis de revenir au bloc sans que le clavier n'affiche la lettre dite de départ.

Des obstacles de précision à dépasser

Celle-ci correspond à la touche sur laquelle les doigts se posent instinctivement sur un clavier (soit J-K-L-; pour la main droite). Dans le cas où la tablette dispose d'une application de reconnaissance de la pression, les chercheurs travaillent sur une amélioration de leur système qui lui permettrait de faire la différence entre pression légère et appuyée. Sur une tablette qui ne reconnaît pas la pression, les scientifiques proposent soit de passer par un système de dictionnaire, qui serait capable d'identifier un mot même s'il est mal orthographié. Ou alors d'afficher la lettre de départ à la fois au bas du bloc de lettres, et à l'intérieur de celui-ci. Quand il reposera son doigt sur la touche de départ, le logiciel le reconnaîtra et n'affichera pas la lettre dans le texte rédigé comme si elle avait été sélectionnée.

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Soumis par jean pierre caron (non vérifié) - le 23 septembre 2013 à 04h37

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