L'Iran veut aider à la virtualisation des villes

Par 24 septembre 2007

Un spécialiste perse des systèmes d'information géographique s'allie au Super Corridor Malaisien. But de la manoeuvre : proposer sa plate-forme de virtualisation et de partage d'informations aux cités du monde entier...

Un spécialiste perse des systèmes d'information géographique s'allie au Super Corridor Malaisien. But de la manoeuvre : proposer sa plate-forme de virtualisation et de partage d'informations aux cités du monde entier.
 
La société iranienne SAFA Rayaneh, spécialisée dans les systèmes d'information géographique (SIG) pour l'aménagement urbain, peut s'enorgueillir d'avoir "virtualisé" une quarantaine de cités iraniennes traditionnelles. Le groupe, qui souhaite désormais jouer un rôle sur le plan international, annonce un partenariat avec MSC Management Services Sdn, la filiale de services du Super Corridor Malaisien. Intérêt : proposer ses solutions dans les cybercités développées par le fournisseur de technologies et de services en outsourcing. Un bureau estampillé MSC a d'ailleurs déjà été inauguré à Cyberjaya en Malaisie. Pour l'iranien, qui annonce que 17 millions de personnes utilisent sa plate-forme SARA Virtual Cities, le but est désormais de s'installer dans toute l'Asie, avant de viser les pays de l'Est, l'Europe et les Etats-Unis.
 
Multiplier les services accessibles en ligne
 
"Nous allons bientôt mettre au point un projet de cité virtuelle pilote à Selangor", ajoute à ce sujet Azman Karib Ibrahim, responsable de projet chez MSCMS. Le système proposé par SAFA Rayaneh, qui consiste en un logiciel unique, permet à ses utilisateurs d'accéder à un grand nombre d'informations et de services municipaux, comme le contrôle de ses factures. Ce, depuis un ordinateur de bureau mais également via son PDA ou son téléphone portable. Pour assurer la confidentialité des données des citoyens virtuels, plusieurs niveaux de sécurité sont disponibles.
 
Une collaboration difficile
 
Le service est également disponible pour les municipalités ou les sociétés de services privées comme les fournisseurs d'eau et d'énergie, les postes ou encore les groupes de gestion de bien immobiliers. Selon Javad Zarrin, responsable régional de SAFA Rayaneh, le fait d'amener toutes les sociétés de service à partager une même base de données permettrait de réduire les coûts de protection et de gestion des informations, mais aussi d'améliorer la vitesse et l'efficacité des procédures administratives et internes. Un idéal loin d'être facile à atteindre, les autorités et les organisations étant souvent réfractaires à l'idée de partager leurs données, même pour le bien public.
 

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