Les Living Labs s'étendent en Afrique du Sud

Par 24 mars 2009
Mots-clés : Afrique, Europe

Ces réseaux de la connaissance et de l'innovation se développent en Afrique du Sud. Ils favorisent les échanges entre le monde scientifique et les populations. Dernier en date : celui du Cap.

Lancés sous l'impulsion finlandaise en Europe, les Living Labs s'inspirent de la culture de partage des réseaux sociaux pour favoriser l'innovation technologique en mélangeant les expériences au niveau européen. L'Afrique du sud les a adoptés depuis 2008, et inaugure aujourd'hui une nouvelle antenne, au Cap. Son but ? "Encourager l'innovation pour l'homme de la rue par l'homme de la rue". En effet, à la différence de leurs homologues européens, les Living Labs sud-africains privilégient à la recherche, l'innovation qui satisfait le plus immédiatement aux besoins des communautés. Mmamakanye Pitse Boshomane, membre du Meraka Institute, explique à L'Atelier que, "contrairement à l'Europe, il faut traiter avec l'illettrisme et les problèmes d'éducation ainsi que les différences linguistiques entre les communautés".
"L'innovation pour l'homme de la rue par l'homme de la rue"
Le Living Labs du Cap annonce ainsi vouloir favoriser la co-création et pousser à l'innovation des communautés avec la collaboration du gouvernement, de sociétés, d'industries et d'universités. Kobus Roux, du Meraka Institute explique "que les utilisateurs et les citoyens deviennent des acteurs actifs dans l'expérimentation et le test pendant les projets et plus simplement des receveurs passifs d'innovation". Les buts fixés par les responsables des Living Labs sud-africains ne sont pas de simples vœux pieux : le laboratoire rural du Siyakhula Living Lab, a développé une plateforme intégrée de télécommunication et de e-business. Cette dernière a permis le déploiement d'un des premiers réseaux WiMax rural du pays.
De nombreux Living Labs spécialisés dans le pays
Celui-ci comprend des accès sans fil et des salles informatiques mises en place dans quatre écoles accessibles à la communauté via ces écoles. La plate-forme donne également la possibilité d'accéder à des sites de e-commerce. Elle a aussi permis de mettre en place un site d'e-gouvernement pour l'accès des services nationaux aux citoyens. Pour assurer la maintenance des installations et des services, la communauté reçoit des formations pour les écoliers et les adultes sur l'utilisation des ordinateurs et de programmes. Il existe de nombreux "labs" à travers le pays avec chacun sa spécialité : entreprenariat rural, connexion des écoles et des cliniques à Internet, service mobile, développement économique des communautés et la télémédecine et les système de soins dans les zones rurales. Des réunions devraient avoir lieu annuellement entre les différents labos pour partager leurs expériences.

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