La location et l’abonnement rompent avec les modes de consommation traditionnels

Par 26 juin 2014 1 commentaire
location

Consommer sans posséder. Tel est le modèle que les Français privilégient de plus en plus, quels que soient les services, révèle une étude Ifop dévoilée cette semaine.

Plus d’un Français sur deux est en rupture avec les modes de consommation traditionnels. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’institut Ifop intitulée « Les Français et la location par abonnement » et menée pour Zuora, une solution cloud dédiée au modèle de consommation par abonnement. Si la propriété reste le modèle dominant, les résultats témoignent néanmoins de l’appétence des Français pour ce nouveau mode de consommation basée sur le partage et l’éphémère. Les causes en sont multiples: "crise du pouvoir d'achat, défis environnementaux, intérêt croissant pour l'économie circulaire...autant de facteurs qui laissent entrevoir un marché naissant très prometteur" explique Marc Diouane, Vice Président de Zuora.

Des biens et services variés

En effet, les Français sont nombreux à estimer que ce mode de consommation basé sur la location et l’abonnement est adapté pour des services très divers. Ils sont par exemple 58% à estimer que cette tendance concernera dans l’avenir les services de voyage via notamment la location à court terme de biens immobiliers entre particuliers. Un modèle sur lequel Airbnb a construit son succès. Ils sont presque autant (55%) à  considérer que la location de téléphones mobiles va se développer. Plus surprenant, 30% des Français présagent le développement de la location d’électroménager; ce que propose déjà Wasbundle, une startup néerlandaise  qui a bâti son “business model” sur la location de machine à laver le linge. « Une consommation plus libre, flexible et sans contrainte, en somme de la souplesse, voilà ce dont ont envie les consommateurs aujourd'hui» commente Philippe Van Hove, en charge de l'Europe du Sud chez Zuora.

Vers une logique d’usage

Mais ce nouveau modèle fait également naître de nouveaux besoins. Ainsi, si Autolib s’adresse à ceux qui utilisent régulièrement une voiture, ce service a su séduire ceux qui ne possèdent pas de voiture et ne se déplacent jamais en voiture.  Nous assistons à la fin du “Je possède donc je suis”, souligne la sociologue Laurence Allard. “C'est le concept même de propriété dont il est question. Ce concept sur lequel la consommation s'est bâtie depuis la voiture Ford est aujourd'hui remis en question. En somme, d’après cette dernière, “nous transitons d'une logique d'appropriation vers une logique d'usage”. Cette appétence pour ce nouveau mode de consommation a été essentiellement captée par les startups jusqu'ici. Cependant, les grands groupes, face à des succès comme Nest, spécialisé dans la domotique (thermostat, alarme, etc) à la demande et sur-mesure, se remettent en question et s'y intéressent.

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1 Commentaire

C'est l"'âge de l'accès" de Jeremy RIFKIN qui prend corps en France plus de 15 ans après sa prévision/prophétie... et à l'époque, peu y croyaient ! [comme à l'Internet] :-)

Soumis par J.B.H. (non vérifié) - le 26 juin 2014 à 20h45

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