Le logiciel QuickTime d'Apple est l'instrument obligatoire pour visionner la bande annonce du dernier "Star Wars".

Par 31 mai 1999

Battant des records de fréquentation dans les salles de cinéma américaines depuis le 19 mai, le dernier épisode de Star Wars triomphe également sur les écrans d'ordinateur dans le monde entier et ...

Battant des records de fréquentation dans les salles de cinéma américaines
depuis le 19 mai, le dernier épisode de Star Wars triomphe également sur
les écrans d'ordinateur dans le monde entier et fait un heureux, la
société Apple. Celle-ci s'est en effet arrogé l'exclusivité du procédé de
diffusion des bandes-annonces via Internet. Selon la firme à la pomme,
plus de 10 millions d'internautes ont déjà téléchargé cette bande-annonce
de deux minutes trente.
Apple ayant consacré la une de son site web pendant plusieurs semaines au
film, Star Wars s'est révélé un excellent moyen pour promouvoir son
logiciel Quick Time, utilisé pour visionner des séquences vidéo ou écouter
du son sur un ordinateur (PC ou Mac). Directeur du marketing d'Apple
France, Jean-Pierre Giannetti se félicite "on n'a jamais vu sur l'Internet
un téléchargement aussi massif. Cela veut dire qu'il y a au moins 10
millions de personnes qui ont installé Quick Time. En particulier, des
millions de possesseurs de PC. C'est une chance unique pour imposer un
standard".
Microsoft et son logiciel Mediaplayer et Real Networks (RealPlayer) ont la
même ambition.
La mise en ligne par Apple des extraits dès le 11 mars a provoqué
immédiatement une ruée aux Etats-Unis. De nombreuses entreprises, dont les
employés chargeaientt la vidéo ou se l'envoyaient entre eux par e-mail,
ont alors constaté une saturation de leurs connexions Internet. Le fichier
pèse en effet entre 11 et 25 mégaoctets selon la résolution des images.
En prévision de la sortie du film (le 3 octobre en France), Jean-Pierre
Gianneti met en garde à présent les entreprises européennes. Selon lui,
500 000 téléchargements pourraient être effectués en France "ça risque de
poser de sérieux problèmes d'engorgement. En Europe, on n'a pas d'aussi
gros tuyaux qu'aux Etats-Unis. Et vu le prix des connexions Internet chez
soi, les gens vont avoir tendance à charger les séquences du bureau".
(Libération - 31/05/1999)

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