Les logiciels intelligents aident aussi à atteindre un consensus

Par 26 février 2013 3 commentaires
Doute

Dans les situations de collaboration où aucune décision n'arrive à être prise, des chercheurs ont mis au point un logiciel permettant d'aider les individus à se mettre d'accord.

Le travail en collaboration, bien que nécessaire à l'émergence de l'innovation, pose le problème d'arriver à prendre des décisions en commun lorsque l'on associe des profils différents. Cette difficulté à atteindre parfois un consensus est à l'origine d'un projet de chercheurs de l'université de Grenade et de la Abo Akademi (Finlande). Ceux-ci sont en effet parvenus à créer un système intelligent pouvant servir de modérateur en cas d'indécision entre les différents membres d'un groupe d'individu. Celui-ci serait en fait capable de prendre une décision dans l'intérêt collectif et de manière totalement neutre. Pour cela, les chercheurs se sont appuyés sur la théorie des ensembles flous de Lotfi Zadeh.

Comment fonctionne ce système ?

Celle-ci représente en effet mathématiquement l'imprécision relative de certaines situations, comme c'est le cas lorsqu'une prise de décision implique un grand nombre d'alternatives et ne peut être fait d'après un seul critère ou un seul décideur. Les chercheurs ont donc tenté d'intégrer un algorithme issu de cette théorie à un logiciel intelligent qui propose un modèle de consensus en deux phases différentes. Dans la première, le système envisage le contexte de prise de décision et prend en compte le plus grand nombre de solutions – dites de rechange – en se basant sur les points de vues initiaux des différents membres du groupe. Ensuite, un processus de négociation est lancé par le logiciel intelligent qui émet des recommandations afin d'amener (ou plutôt d'influencer), par le biais de négociations, les membres du groupe vers la solution la plus appropriée.
 

Pourquoi s'aider d'un système pour prendre des décisions ?
 

Si pour l'instant les chercheurs ont uniquement testé ce logiciel sur une mise en situation où un individu est censé choisir un vin (sur 600 autres) pour accompagner un repas, et cela en fonction de ce qu'il souhaite manger et de son budget, celui-ci devrait rapidement être applicable à de nombreux autres domaines. Notamment, les chercheurs espèrent que celui-ci permettra d'atteindre des consensus dans le cas de prises de décision politique et, plus particulièrement, lors de négociations complexes entre différents pays de l'Union Européenne. Cette invention a beau ne pas pouvoir remplacer une décision humaine – qui, elle, repose sur des critères subjectifs et prend en compte les conséquences de ses choix – il peut toutefois aider à analyser de manière objective la meilleure solution qui s'offre à nous, et est indéniablement un pas en avant dans le domaine de l'intelligence artificielle.
 

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3 Commentaires

Le lien sous "projet" (3° ligne) implique une identification avec une adresse du type @mail.atelier.net que je n'ai pas.
Merci de corriger ce lien et/ou de me l'adresser par email.

Soumis par Michel COLLET - le 27 février 2013 à 00h19

Bonjour monsieur Collet et merci pour votre commentaire.
Nous venons de modifier le lien dont vous avez parlé. Toutefois, l'étude n'est pas disponible en entier, aussi le nouveau lien vous dirigera vers un extrait.
Cordialement,
La rédaction.

Soumis par kathleen.comte@mail.atelier.net (non vérifié) - le 27 février 2013 à 10h41

dans ce type de cas spécifique à toute démarche d'ingénierie des connaissances, la difficulté est d'intégrer la diversité des points de vue pour concevoir de nouveaux produits. Un tel logiciel pourrait faciliter cette intégration et mettre en exergue les idées nouvelles qui relèvent de consensus.

Soumis par Lacassaigne Philippe (non vérifié) - le 28 février 2013 à 07h40

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