Logiciels libres: la Free Software Foundation accuse Free de violer la licence GPL

Par 27 octobre 2006
Mots-clés : Digital Working

La branche française de la Free Software Foundation monte au créneau contre Free et l'accuse de ne pas respecter la licence GPL (General Public License). Selon l'association, le FAI utiliserait...

La branche française de la Free Software Foundation monte au créneau contre Free et l'accuse de ne pas respecter la licence GPL (General Public License). Selon l'association, le FAI utiliserait des logiciels libres dans ses boîtiers Freebox mais n'en redistribuerait pas le code. Explication.
 
Sur le principe de l'open source, la GPL vise à faire respecter la liberté d'étudier un programme, de l'adapter à ses besoins, d'en distribuer des copies et d'en publier des versions améliorées. Pour la FSF, la Freebox, qui intègre plusieurs logiciels libres, les adapterait et en tirerait profit sans reverser dans le domaine public les codes qu'elle a modifié dans un but d'innovation constant.
 
Loïc Dachary, porte-parole de l'association, est clair : "Il suffirait que Free informe ses clients de la présence de logiciels libres dans la Freebox et leur donne accès au code source des programmes concernés. Mais, en l'état, les responsables de Free ne respectent pas l'esprit des développeurs de logiciels libres. Après plus de deux ans et demi, nous en sommes toujours au même point".
 
L'opérateur, de son côté, réplique. Pour le FAI, la Freebox lui appartient, et il n'y a donc pas lieu de redistribuer le code source des logiciels. A cet effet, la société a précisé que "comme le logiciel n'est pas vendu et qu'en plus il est téléchargé sur le réseau au démarrage, cette obligation n'a pas lieu d'être".
 
Néanmoins, Free a reconnu l'importance du partage des logiciels libres pour l'innovation du secteur. C'est pourquoi l'entreprise a précisé qu'elle "mettra à disposition ses modifications de programmes".
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 27/10/2006)

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