Logiciels malveillants : le vecteur lucratif de la cybercriminalité

Par 01 avril 2014 1 commentaire
maliciels

Nations, consommateurs et entreprises sont victimes de la prévalence des logiciels malveillants. Un rapport met aujourd’hui en lumière le lien entre ceux-ci et les organisations criminelles.

Près de deux ordinateurs sur trois achetés neufs sont infectés par de dangereux maliciels. C’est le premier chiffre marquant que rapporte une étude menée conjointement par la Microsoft Digital Crimes Unit, IDC et l’Université Nationale de Singapour (NUS). Les  recherches de la NUS ont décelé plus d’une centaine de menaces discrètes. Parmi elles, un virus bloquant le fonctionnement de certains logiciels de sécurité et téléchargeant d’autres fichiers (autres maliciels ou cheval de Troie utilisé pour relayer des spams…). Ce fléau touche tout le monde : particuliers, professionnels mais aussi l’administration. Et pourtant peu semblent conscients du lien entre maliciels et cybercriminalité. En attestent les 65% de consommateurs et les 30% de la clientèle d’entreprise qui effectuent leurs achats auprès de sources considérées comme suspectes et non pas auprès de vendeurs de marques réputées ou de grandes chaînes nationales.

Une facture salée

En 2014, les entreprises devront dépenser 127 milliards de dollars en raison de logiciels malveillants (identification, restauration, récupération de données) d’après l’étude. A cette somme, il faut ajouter 364 milliards de dollars qui seront dépensés pour répondre aux violations de données. Près des deux tiers de ces pertes - 315 milliards de dollars - seront liés à des organisations criminelles. Autre chiffre déroutant : 20% des logiciels piratés des entreprises seraient installés par les employés eux-mêmes ou à leur insu. En effet, 27% des employés ont installé leurs propres logiciels sur leurs PC de travail. Cela remet en question les moyens de sécurité mis en œuvre par les Directions de l’information et les Responsables informatiques. D’après les réponses de ces derniers, l’étude a estimé que plus d’un employé sur deux n’est protégé par aucun audit efficace sur ces questions. Au total, les consommateurs dépensent, selon l’étude,  25 milliards de dollars à cause des maliciels et perdent 1,2 milliard d’heures à résoudre ces problèmes de sécurité.

Le paradoxe des consommateurs

Les plus grandes craintes des consommateurs face aux logiciels malveillants et à la cybercriminalité sont la perte de données ou d’informations personnelles, les fraudes en ligne, les détournements d’e-mails ou de réseaux sociaux. Cependant, ils sont près de la moitié (43%) à ne pas se donner les moyens d’éviter ces accidents. Ils n’installent pas automatiquement de mises à jour de sécurité sur leurs ordinateurs. Face à ce constat lourd, les nations ont de quoi s’inquiéter concernant le piratage. C’est pourquoi il est important de mieux comprendre ces dangers pour s’en protéger le mieux possible. Hélas, les fonctionnaires interrogés avouent avoir une compréhension médiocre de la relation entre logiciels piratés et maliciels. Or, les administrations ne sont pas à l’abri de ces menaces et selon le rapport, celles-ci devraient être très inquiètes. L’étude souligne tout de même que des programmes éducatifs sont mis en place au sein des administrations concernant les risques induits par l'installation de maliciels.

 

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1 Commentaire

Bonjour

le vecteur lucratif de la cybercriminalité c'est aussi et surtout l'espionnage économique qui est facilité par les smartphones dont les données perso ne sont pas sécurisées comme le démontre très précisément cet article:

http://www.securiteoff.com/les-smartphones-des-mines-dor-pour-lespionnage-economique/

Soumis par p.richard3@wana... - le 02 avril 2014 à 16h06

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