Les logiciels ont besoin du savoir de l'homme.

Par 30 mars 1999
Mots-clés : Smart city

Aussi perfectionnés soient-ils, les logiciels ont des limites. Pour que toutes les informations, qu'elles soient enregistrées dans les systèmes informatiques ou détenues par les individus, soient ...

Aussi perfectionnés soient-ils, les logiciels ont des limites. Pour que
toutes les informations, qu'elles soient enregistrées dans les systèmes
informatiques ou détenues par les individus, soient de véritables vecteurs
de compétitivité, il faut désormais comprendre, partager et enrichir le
savoir qu'elles représentent.
Responsable de l'activité knowledge management chez Lotus, Michael
Stephenson remarque "le problème est qu'il existe tellement de
connaissances dans l'entreprise, qu'il faut d'abord faire le tri, savoir
lesquelles sont importantes, savoir les traduire puis les exploiter". Les
solutions dites de gestion de connaissances ou de Knowledge Management se
proposent de le faire. Directeur de l'offre gestion des connaissances chez
Cap Gemini, René-Charles Tisseyre constate "cette discipline émerge
aujourd'hui car la technologie permet de faire des choses nouvelles comme,
par exemple, le travail en réseau. Il est possible de créer et de faire
vivre un groupe de travail sans se soucier de la localisation géographique
des gens ou de leur niveau hiérarchique".
Par ailleurs, permettant une gestion analytique de l'entreprise, les
progiciels de gestion intégrée cherchent à se renouveler. Les entreprises
déjà équipées cherchent de nouveaux différenciateurs et passent à l'étape
suivante. Cherchant de plus en plus à apprendre de leurs erreurs, les
entreprises prennent conscience que l'information à une grande valeur. Des
méthodes et des outils appelés de retour d'expérience, de mémoire
d'entreprise, de cartographie ou de partage du savoir soutiennent cette
démarche.
Selon une enquête britannique de la Cranfield School of Management, près
de 90 % des grandes entreprises européennes ont l'intention, dans les
trois ans, de mettre en place ou de renouveler une gestion des savoirs.
La gestion, le partage et la diffusion des connaissances sont facilités
dans l'entreprise par les systèmes et les logiciels.
Une simple mise en oeuvre de logiciels dédiés ne suffit pas. Il faut se
familiariser avec une nouvelle approche du savoir et apprendre à
travailler autrement.
Les assureurs connaissent mieux leurs sociétaires grâce à la gestion des
connaissances.
L'industrie nucléaire a toujours stocké et tenté de gérer ses
connaissances.
(Dossier de trois pages - La Tribune - 31/03/1999)

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