Logiciels piratés : l'Indonésie n'en veut plus dans ses administrations

Par 23 mars 2004

Il faut commencer par balayer devant sa porte. C'est précisément ce que fait le gouvernement indonésien actuellement. Au printemps 2003, celui-ci a renforcé la loi sur la propriété commerciale et...

Il faut commencer par balayer devant sa porte. C’est précisément ce que fait le gouvernement indonésien actuellement. Au printemps 2003, celui-ci a renforcé la loi sur la propriété commerciale et prévoit aujourd’hui de la respecter lui-même. Premier effet de cette résolution, le remplacement des logiciels pirates utilisés dans les administrations du pays par des versions commerciales !

Le gouvernement compte donc faire l’inventaire de l’ensemble des logiciels pirates utilisés, et négocier auprès des revendeurs de versions officielles des prix réduits. Un plan qui ne privilégie pas Microsoft, de nouveau confronté à la décision d’un pays (après le Brésil, la Chine, etc.) de privilégier le système d’exploitation Linux.

Certaines voix laissent entendre que neuf ordinateurs sur dix en Indonésie utilisent des logiciels piratés. Une proportion que l’on retrouve notamment sur le continent africain, et dont Microsoft est le premier perdant : neuf de ses logiciels sur dix sont piratés, dans cette région du globe. Et ces versions sont aussi bien utilisées par les revendeurs que par les particuliers ou les entreprises. Microsoft estime que la régression de 10 % seulement du taux de piratage représenterait un doublement de son chiffre d’affaires en Afrique.

(Atelier groupe BNP Paribas – 23/03/2004)

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