Logistique : l'adoption de la RFID ne se fera pas tout seule

Par 04 mai 2010
Mots-clés : Digital Working, Europe

Pour profiter des avantages de la radio-identification dans le domaine du transport international, les entreprises vont devoir collaborer plus activement. Leur adoption semble en tout cas inévitable.

Si les bénéfices de la technologie RFID pour la logistique ne sont plus à prouver, des barrières restent à surmonter avant d'envisager une adoption massive par les entreprises. C'est ce qui ressort d'une étude du Centre de Recherche Technique VTT, qui s'est particulièrement intéressé aux échanges entre la Finlande et la Russie.  Les chercheurs y expliquent que si la plupart des grands acteurs européens se sont déjà équipés en systèmes d'automatisation, ceux-ci ne sont pas toujours compatibles entre eux. Pour l'étude, la solution qui s'impose est la coopération. "Les organisations de standardisation internationales ont déjà fait un gros travail", explique à L'Atelier Antti Permala, responsable de l'étude.
Un processus bien engagé
"Ce qu'il manque, c'est de traduire cela par une liste de recommandations claires à destination des acteurs du secteur". L'emploi de la technologie RFID dans la chaîne d'approvisionnement reste complexe à mettre en œuvre, puisque c'est un secteur qui implique de nombreuses parties prenantes. Le chercheur finlandais est néanmoins optimiste pour le futur : "les entreprises se montrent très intéressées", explique-t-il. "La mise en place de ces technologies est un processus de long terme, et ce processus est bien engagé". D'après lui, la crise en a ralenti l'adoption mais ne l'empêchera pas. Le chercheur souligne que le parti pris par de nombreuses multinationales de recourir à des systèmes RFID pourrait avoir un effet d'entraînement pour des entreprises de taille plus petite.
Les petites entreprises vont devoir suivre le mouvement
"Celles qui dépendent de gros acteurs n'auront pas d'autre choix que de suivre le mouvement", explique Antti Permala. "Pour les autres, c'est moins évident". Les entreprises y ont en tout cas tout intérêt. "La RFID est le seul moyen d'améliorer l'efficacité de la logistique et d'en diminuer les coûts", rappelle le chercheur finlandais. Et la réduction des coûts n'est pas la seule raison qui pousse les entreprises à l'adopter. "En Russie, le coût des salaires est plus bas que dans les pays européens", explique-t-il. "Mais comme il y a une forte rotation de la main d'œuvre, c'est aussi une question de sécurité et d'automatisation des processus", conclut-il.

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