Des lois plus claires pour stopper la frilosité des e-consommateurs

Par 19 octobre 2009

Au Canada, les consommateurs réduisent leurs achats en ligne du fait de l'augmentation de la cybercriminalité. Une meilleure compréhension des crimes numériques pourrait freiner ce mouvement.

Avec l'augmentation de la fraude et des vols d'identité, les Canadiens boudent de plus en plus les services commerciaux en ligne. C'est en tout cas ce qu'avancent les chercheurs à l'Université McMaster en Ontario. Selon eux, un canadien sur cinq a arrêté ou réduit le nombre d'achats sur Internet. Autre domaine impacté : le e-banking. Une personne sur dix n'effectue plus d'opérations bancaires en ligne. Encore une fois, c'est l'inquiétude et la peur de fraude qui est en cause. "Les résultats de cette étude concernent en premier lieu les entreprises et aux agences gouvernementales", explique Susan Sproule, responsable de la recherche.
Les deux termes distincts
"Si les consommateurs ne vont plus en ligne pour faire des achats, les objectifs de ces acteurs de l'e-commerce ne seront pas atteints". Il est donc nécessaire de prendre des mesures pour réduire la cybercriminalité, poursuivi la chercheuse. Pour cela, les chercheurs estiment nécessaires de faire la distinction entre la fraude et le vol d'identité –même s'ils sont liés entre eux. Le premier implique la collection et la manipulation non autorisées des informations personnelles afin d'effectuer des opérations illégales. Le piratage, le skimming et l'hammeçonnage de compte ou d'une carte bancaire en sont des exemples.
Des lois pour chacun des deux
Le deuxième signifie l'acquisition d'argent ou de biens en utilisant une fausse identité, afin d'éviter les obligations de payement. D'après le rapport, les gouvernements doivent établir une législation distincte pour chacun d'entre eux. Par ailleurs, faire comprendre au public, que les deux termes ne recouvrent pas exactement des faits identiques, faciliterait l'éducation des consommateurs : comment se protéger, comment agir en cas de fraude. Et cela aurait aussi l'avantage de réduire leurs inquiétudes, conclut la chercheuse.

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