Londres : la police veut conserver l'ensemble des communications passées jeudi dernier

Par 11 juillet 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

La requête n'est pas vraiment conforme au droit britannique, mais on comprend ce qui la motive. La police britannique a demandé dès jeudi soir aux opérateurs de télécommunications et aux...

La requête n'est pas vraiment conforme au droit britannique, mais on comprend ce qui la motive. La police britannique a demandé dès jeudi soir aux opérateurs de télécommunications et aux fournisseurs d'accès à Internet (FAI) de conserver l'ensemble des communications passées dans le centre de Londres le jour des attentats.

"L'idée est d'éviter que des données qui pourraient être importantes pour l'enquête disparaissent. Au cours des toutes prochaines semaines, à mesure que la police identifiera des suspects, il sera important d'examiner avec qui ils ont été en communication", affirme la police londonienne.

La police s'intéresse particulièrement aux messages laissés sur les répondeurs des téléphones portables, qui disparaissent automatiquement au bout de quelques jours, ainsi que les courriers électroniques, que les éventuels suspects liés à l'affaire auront sans doute pris soin d'effacer de leurs ordinateurs.

Cette demande n'est pas une première : la police britannique avait déjà transmis une requête similaire au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Le Parlement avait également proposé une loi visant à obliger les FAI à conserver plus longtemps les informations de connexion de leurs abonnés pour que la police puisse les utiliser pour la lutte contre le terrorisme.

Les autorités britanniques veulent maintenant faire modifier la législation européenne sur le stockage des communications téléphoniques ou électroniques, et envisagent de poser la question lors de la réunion de crise des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne, prévue pour mercredi. Elles souhaitent l'allongement de la durée de ce stockage, ce qui pose des problèmes au niveau du coût de ce stockage et du respect de la vie privée.

En mars dernier, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie avaient déjà conclu un accord de principe pour que cette période de conservation des données puisse être portée à douze mois. Charles Clarke, le ministre britannique de l'Intérieur, a affirmé que ce n'était pas le contenu des appels qui intéressaient les services de renseignement, mais le simple fait qu'un appel ait été passé.

(Atelier groupe BNP Paribas - 11/07/2005)

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