L'ordinateur évalue automatiquement l'esthétique des photographies

Par 06 mai 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

L'outil en ligne Acquine est capable de juger la qualité des visuels soumis par les utilisateurs. Un système utile par exemple pour les créateurs de sites qui veulent un avis objectif sur leurs productions.

La plupart des sites de partage d'images proposent un système de notation collaboratif. Mais une équipe de chercheurs de l'université Penn State a observé que les humains avaient plutôt tendance à encourager leurs semblables, provoquant par là une inflation des moyennes. Pour y remédier et fournir un jugement plus objectif, notamment aux créateurs de sites, ils ont imaginé Acquine. Cet outil en ligne évalue automatiquement la valeur esthétique d'une image. L'utilisateur soumet un visuel, directement à partir de son ordinateur ou via un hyperlien. Le logiciel extrait et utilise notamment les informations concernant la saturation et la distribution des couleurs ou encore la composition de l'image.
Un laboratoire créatif à expérimenter
Puis il lui les combine à des milliers de résultats d'évaluations humaines tirées de sites de partage de photographies, comme photo.net. Via cette double évaluation, humaine et informatique, le logiciel est capable, en quelques secondes, d'attribue une note à la photographie, sur une échelle allant de zéro à cent. "Avec le logiciel dans sa version actuelle, nous avons observé plus de 80% de cohérence entre l'évaluation humaine et celle de l'ordinateur" note James Z.Wang, qui a participé au projet.
Un laboratoire créatif à expérimenter
"Et grâce aux améliorations du système qui sont en développement actuellement, nous atteindrons des performances encore plus hautes". Pour le chercheur, l'esthétique ne représente qu'une des dimensions de l'émotion humaine. La prochaine étape sera donc d'étudier d'autres sentiments que les images éveillent chez les spectateurs. Et de les enseigner à la machine. En développement depuis 2005, Acquine a été mis à disposition du grand public en avril 2009.

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1 Commentaire

J'ai déjà anticipé cette information dans mon blog : du photographique.

"S’il était possible d’être parfaitement neutre, de connaître tout l’art photographique, de se déshumaniser…alors il y a bien longtemps que l’on aurait délégué cette lourde mission à un scanner, un ordinateur et un logiciel.
Imaginez le processus ; on scanne une œuvre, le logiciel « CritiquePhoto. Version 01a » passera celle-ci par un premier test, dit de plagiat. Le logiciel emmagasinant une quantité impressionnante d’œuvres ultérieures, et connecté en permanence à internet, cherchera les points communs entre l’œuvre scannée et les milliards d’autres.
Si l’œuvre réussie ce premier teste, elle devra passer par des grilles, de différentes constitutions, afin de juger sa composition et son cadrage, puis un histogramme analysera son contraste et le dosage de sa luminosité.
Enfin si l’œuvre a pu parvenir à vaincre tous ces obstacles, un dernier examen dit « de subjectivité » estimera si cette photographie est digne de mériter le nom d’ «œuvre photographique originale». Ce critère, que chaque critique photographe dresse selon ses propres inclinaisons ne sera jamais défini.
Cet examen humain, fait que des œuvres rejetées sont par la suite encensées, Atget en est le meilleur exemple passant de l’anonymat à l’adulation. D’autre part qui se rappelle encore de la photographie d’August Sander, d’Eric Salomon, de Maurice Tabard, d’Edwards Curtis ou de Jean Loup Sieff jadis très connus, aujourd’hui ignoré ?".

J'ai visité le site en question et je trouve que les résultats sont incohérents...

Soumis par hamideddine (non vérifié) - le 07 mai 2009 à 00h21

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