L'ordinateur quantique pourrait bien voir le jour grâce au silicone

Par 07 août 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

L'informatique quantique fonctionne grâce au mouvement d'atomes dans le vide. Remplacer ce dernier par du silicone, permettrait à l'ordinateur de contenir plus d'informations, et de les traiter plus rapidement.

Une équipe de recherche de la University College London et de la Heriot-Watt University a prouvé pour la première fois qu'un ordinateur quantique pourrait fonctionner autrement qu'avec du vide. En effet, leurs travaux ont démontré que le silicone pouvait remplacer le vide habituellement utilisé pour conduire les atomes. Car les précédentes recherches portant sur les ordinateurs quantiques avaient consisté à utiliser des atomes suspendus dans le vide, entre deux plaques conductrices. Cependant, les scientifiques n'avaient pas réussi à produire du vide en quantité suffisante pour faire fonctionner un ordinateur dans son ensemble. C'est pour pallier cette insuffisance, que l'équipe de la University College London s'est tournée vers les cristaux de silicone. Un matériau qui réussit à conduire une quantité suffisante d'atomes et pendant une assez longue durée pour produire un nombre de bit significatif.
Une vague de bits quantiques
Car, afin qu'un ordinateur quantique puisse fonctionner, les atomes doivent être maintenus dans un espace, leur permettant de se mouvoir au sein d'une vague de mouvement régulière. Cette vague maintient plus d'informations qu'un bit ordinaire, ce qui signifie que les programmes et logiques informatiques sont plus performants et plus rapides. Pour rappel, un ordinateur classique traite des informations élémentaires, des bits, qui ne peuvent présenter qu'un état parmi deux possibles : 0 ou 1. Il s'agit du langage binaire. La révolution qu'offre l'informatique quantique est de remplacer ces bits par des bits quantiques (qbits), qui peuvent prendre un ensemble de valeurs beaucoup plus large.
Rapidité et quantité des données
C'est cette particularité qui donne à un ordinateur quantique la possibilité potentielle de résoudre des calculs et algorithmes qui demanderaient des millions d'années de traitement à une machine classique, et que même un superordinateur ne saurait déchiffrer. La possibilité de casser les méthodes cryptographiques classiques est d'ailleurs souvent mise en avant. "Nos résultats représentent un véritable pas en avant dans le développement de l'informatique quantique", commente Ben Murdin, membre du projet de recherche. "Nous espérons que ce travail va nous permettre d'explorer les questions de cohérence quantique".

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1 Commentaire

La traduction est mauvaise : "silicium" et pas "silicone"...

Soumis par jibeem (non vérifié) - le 11 août 2008 à 08h15

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