L'outsourcing de l'informatique est un remède pour les petits hôpitaux

Par 05 novembre 2008

Pour bénéficier d'une infrastructure de qualité, les hôpitaux ruraux peuvent confier l'achat du matériel high-tech à leurs grands équivalents régionaux. La rétribution dépend alors de l'usage.

Les hôpitaux situés dans les zones rurales doivent aussi bénéficier d'une infrastructure technologique digne des plus grandes structures. Problème : un tel déploiement coûte cher, et rend l'accès aux dernières technologies de l'information impossible pour ces centres de santé. Pour l'institut IST de la Penn State University, l'une des solutions est de recourir à une méthode inspirée de l'outsourcing. C'est-à-dire de confier l'achat et l'entretien du matériel de pointe aux hôpitaux de plus grande taille et situés dans la même région. Et de permettre à la petite structure d'en bénéficier quand elle en a besoin, contre le paiement d'un pourcentage calculé en fonction de l'usage. Ce, afin de payer les coûts supplémentaires, en personnel et en matériel, que cette alliance occasionne.
Partager logiciels, support technique et personnel
Pour parvenir à ces résultats, les responsables de l'étude ont organisé une opération test entre un hôpital régional et trois structures de petite taille, situées dans des zones peu peuplées de Pennsylvanie. Le centre régional a partagé logiciels, support technique et matériel de laboratoire avec ses confrères. Les scientifiques ont ensuite réalisé une série d'interviews des différents acteurs du projet. Résultat : les petits hôpitaux ont pu réaliser d'importantes économies qui leur ont permis de répartir leur budget différemment. Ils ont bénéficié non seulement d'une aide matérielle.
Une infrastructure de qualité
Mais aussi de l'expérience et des compétences du personnel chargé de se rendre dans leurs locaux pour apporter et se servir des différentes infrastructures. "Le plus grand bénéfice pour ces petits hôpitaux est d'accéder à une infrastructure de qualité à un prix relativement bas", souligne Madhu Reddy, professeur assistant à l'université et acteur de l'initiative. Quand au centre régional, il ne tire pas de revenus de ce partenariat. Une étude de cas à une échelle plus large sera prochainement menée pour vérifier la viabilité d'un tel partage des connaissances et du matériel. Reste à savoir si ces leçons peuvent aussi convenir à d'autres secteurs des services.

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