Quand la lumière facilite l'écriture sur écran tactile

Par 27 novembre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour faciliter l'écriture sur claviers virtuels, le Hasso Plattner propose d'intégrer des capteurs de lumière. Ceci afin de construire une image en trois dimensions du doigt et d'identifier les points de pression importants.

Le problème des écrans tactiles des smartphones, c'est qu'ils nécessitent une certaine précision de la part de leurs utilisateurs. Un mouvement maladroit pouvant causer l’appui sur une mauvaise touche. Pour les chercheurs allemands de l'Institut Hasso Plattner, la difficulté provient du fait que les téléphones n'identifient pas précisément le point de pression le plus important du doigt quand il touche le clavier virtuel. Pour y remédier, ils proposent d'intégrer des capteurs de lumière dans chaque pixel de l'écran. Pourquoi ? Parce que ces derniers permettront, expliquent-ils, d'identifier la partie du doigt qui appuie le plus sur le clavier virtuel. Ce, en le reproduisant en trois dimensions.
Définir l'angle de pointage
Pour parvenir à ces conclusions, ils ont d'abord cherché à rendre un logiciel capable d'interpréter le volume du doigt qui se pose sur l'écran, et plus seulement sa position à la surface de ce dernier. Pour ce faire, ils ont fait appel à des scanners d'empreintes digitales, les mêmes que ceux utilisés par les services de police et de douane. En touchant la surface du scanner, le doigt reflète la lumière provenant de l'appareil. Une caméra placée derrière collecte ensuite ces sources de lumières afin de reproduire une empreinte digitale de l'utilisateur plus ou moins profonde selon les endroits de pression. Pour les chercheurs, cette technologie permet de reconnaître la partie précise du doigt qui appuie le plus sur l'écran. Et ce, quelle que soit son orientation ou sa largeur.
Reconnaître le profil de l'utilisateur
Ils travaillent désormais à miniaturiser le système pour l'embarquer au sein d'un téléphone portable. Le tout, à prix raisonnable. Selon eux, un tel procédé permettrait non seulement de rendre plus précises les manipulations de l'utilisateur, mais aussi d'affiner le degré de précision de l'écran et donc d'en diminuer la taille. L'étape suivante de la recherche sera de rendre leur solution capable d'apprendre des habitudes de l'utilisateur. Celle-ci reconnaîtra le profil de la personne et s'adaptera à sa manière de pointer sur l'écran. D'autres projets cherchent à améliorer la performance des écrans tactiles. L'université de Glasgow a ainsi mis au point un système qui reproduit par des vibrations la sensation de contact avec des touches.

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