Quand la lumière miniaturise le code-barre

Par 03 août 2009

Le Bokode, qui fonctionne comme une image holographique, stocke des milliers de bits d'informations sans dépasser les trois millimètres. Autre intérêt : il peut être capté jusqu'à quatre mètres.

Pour embarquer le plus grand nombre d'informations dans un seul code-barre, le Media Lab du MIT * propose de s'intéresser aux rayons lumineux. Il a développé un modèle de code à barres, qui remplace les traditionnelles lignes noires rectilignes par une petite capsule de trois millimètres. Soit à peu près la taille du "@" figurant sur le clavier d'un ordinateur. Celle-ci est intitulée Bokode, et ressemble aux images holographiques. L'information est encodée dans les angles créés selon la luminosité. Il suffit d'utiliser l'option de mise au point à l'infini de son appareil photo pour décrypter le tag. L'intérêt d'un tel système, c'est qu'il embarque jusqu'à des milliers de bits d'information tout en étant de très petite taille.
Un code-barre de trois millimètres
Comme il capte la luminosité, il est aisément repérable par l'appareil photo ou la caméra d'un téléphone portable. Et c'est là son autre avantage : il est détectable par un appareil jusqu'à quatre mètres de distance. Techniquement, le système intègre un dispositif composé d'un réflecteur, du code lui-même et d'une diode électroluminescente (LED).Selon ses concepteurs, le premier usage sera de fournir au consommateur un maximum d'informations complémentaires sur le produit qu'il souhaite acquérir : informations nutritionnelles, conseils… Autrement, la technologie pourra servir de support à des travaux scolaires ou à des jeux vidéo qui utilisent des systèmes de captation de mouvements.
Peu coûteux et à grand usage
En effet, les caméras utilisées pour ces dispositifs suivent généralement le mouvement selon des points liés à chaque partie du corps. Le Bokode détectera la position du corps selon l’angle de chaque tag. Ce qui permettra d’enregistrer les informations avec la précision d’un dixième de degrés, expliquent les chercheurs. Ce prototype coûte environ 5 dollars, mais son prix pourrait tomber à 5 cents au fur et à mesure que le volume de production augmentera. A savoir : le nom de Bokode est inspiré de l'effet Bokeh, qui désigne en photographie le flou artistique d'arrière plan permettant à l'image du premier plan de se détacher nettement.
* Massachusetts Institute of Technology

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